Revue internationale de l'enseignement, août
par des étrangers : MM. Novicow et Wilmotte. »
Plus caractéristique encore fut l'adhésion d'un Allemand, M. Molenaar, auteur de YUniversal, qui déclara en toute sincérité, en 1909 :
« Je ne crois plus au succès définitif de ma langue. Je la sacrifierai au français *. »
M. Molenaar estime que « de toutes les langues le français serait la plus apte pour servir de langue internationale, pour les raisons suivantes :
« 1° C'est une langue de haute culture, claire, élégante et pas trop difficile ;
« 2° Elle est la fille et l'héritière de la langue internationale du moyen âge, le latin;
« 3° Elle a été, pendant des siècles et jusqu'à nos jours, la langue internationale des gouvernements, des diplomates, des lettrés et docteurs, des institutions internationales (union postale, etc.), des gens bien élevés de toutes les nations civilisées ;
« 4° Elle est plus sympathique à la majorité de ces nations qu'aucune autre langue vivante ;
« 5° Elle est déjà enseignée dans presque toutes les écoles supérieures du monde entier.
« Il suffirait donc que tous les parlements missent à l'ordre du jour la question de la langue in-