La Revue, juillet 1910, p
ternationale, et je suis sûr que le français remporterait l'écrasante majorité des votes, pourvu qu'aucun parlement ne vote pour sapropre langue1. »
Et M. Molenaar fait une comparaison qui ne manque pas d'intérêt :
« Le français n'est pas du tout parfait ; il est inférieur à d'autres langues sous plus d'un rapport. L'allemand est plus expressif, plus original et poétique; l'anglais est plus riche (en effet il a dépouillé les vocabulaires germaniques et latins); l'italien est plus mélodieux, l'espagnol plus sonore2, etc., mais aucune de ces langues ne saurait être comparée au français comme instrument raffiné de la pensée humaine. »
Il est curieux — il est même pénible de constater que, jusqu'à ces dernières années, on n'a rien fait en France pour aider à ce mouvement — bien au contraire. Nous laissons s'accréditer l'opinion toute faite que « le français n'a aucune chance d'être adopté comme langue internationale », alors