AVANT DU FORT DE CHARENTON
(19 septembre 1870.)
Reconnaissances Pendant que so Hvrc le combat de Ghtitillon, de fortes sur les hauteurs recounaissances, voulant tàler le terrain et constater l'état de nos forces , s'avancent contre les positions occupées par la division de Maud'huy, établie de la Bièvre à Bercy.
Ayant pour objectif le moulin Saquet, l'ennemi se divise en deux masses principales : infanterie et cavalerie.. . L'infanterie s'avance par les pépinières du versant de Vitry et cherche à déborder notre gauche...
La cavalerie débouche par La route de Fontainebleau et menace l'intervalle entre Villejuif et Mouhn-Saquet... Un moment elle pousse jusqu'à 300 mètres de l'ouvrage, mais, fort maltraitée par les décharges de mousqueterie et d'artillerie, elle se retire en abandonnant ses morts et ses blessés.
Plus à droite, Villejuif et les Hautes-Bruyères sont attaqués de front par des tirailleurs, semblant avoir pour but de couvrir la marche des colonnes ennemies vers Bourg-la-Reine et Sceaux ; maintenus à distance, ils ne cherchent pas à pousser plus avant.
Déjà à 4 heures du matin, une patrouille de 4 volontaires commandée par M. Racine, sous-lieutenant au 9* de marche, avait tué 2 cavaliers prussiens en avant des Hautes-Bruyères et était rentrée à la redoute avec leurs armes et harnachements.
Pendant le reste de la journée la fusillade se continua sur le plateau de Villejuif sans résultats de part et d'autre. Ces escarmouches coûtèrent au 10® de marche, à Villejuif : 3 tués, 8 blessés; au 12® de marche^ à Moulin-Saquet : 2 tués, 8 blessés.
Dans l'après-midi, les Allemands s'étant retirés vers ueconnaissance
' ' vers
Chevilly et l'Hay, le général de Maud'huy, afin de se cheviiiyetinay. rendre compte des forces qui occupent ces deux villages, envoie une reconnaissance, sous les ordres du lieutenant-colonel Lespieau.
Forte d'un bataillon du 12^ de marche (4® bataillon du 90*), de deux compagnies du 9^ de marche (54^) et d'une section d'artillerie (2 pièces de 4) , cette colonne se met en marche, précédée d'une compagnie déployée en tirailleurs. — La ferme de la Saussaye enlevée, le lieutenant-colonel Lespieau pousse sur Chevilly, mais à 300 mètres du village, l'ennemi montre des forces supérieures et cherche à nous envelopper. . . Un autre peloton, rapidement déployé vers la droite, dégage nos tirailleurs. — Nous n'en sommes pas moins obligés de nous retirer en abandonnant nos blessés (35 environ); parmi eux se trouvait le capitaine Benoît, du 12® de marche, atteint mortellement.
La retraite s'opère sous la protection d'une batterie de mitrailleuses (capitaine Dufour), établie dans la redoute des Hautes-Bruyères.
Nos pertes sur le plateau de Villejuif s'élevèrent , dans cette journée du 19 septembre , à 60 hommes tués ou blessés, et 1 officier tué, le capitaine Benoît. De
renton.
leur côté, les Prussiens eurent 2 olTiciers blessés et o9 hommes hors de combat, appartenant principalement au Ct° corps .
Ce même jour, le général d'Exea, conuiiandant la l'" uecoiiiiaissancc division du 13* corps, campée sur le plateau de Vindu fort de ciia- ceuncs, faisait en avant du fort de Cliarenton et do Maisons-Alfort, une reconnaissance avec un bataillon d'infanterie et un peloton de chasseurs à cheval. I La colonne trouva l'ennemi posté le long du remblai du chemin de fer de Lyon, ainsi que dans le bouquet de bois entre cette ligne et la Seine. Après une fusillade d'une heure environ, on rentra au campement.