‹ La défense de Paris (1870-1871) (volume 2)Chapitre 4 sur 93 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

COMBAT DE MONTMESLY.

(17 septembre 1870.)

La division Dans Cette même matinée du 17 septembre, le eéné-

dExea exécute . '■ '^

une rai d'Exea fut charc-é d'exécuter, avec sa division, une

reconaaissance ^ '

dans"rdTreciinn ''©connaissance offensive au delà de Créteil ; cette re- "^ci Bonneuu^ «'onnaissance, dirigée par le général Vinoy, commandant le 13* corps, devait s'avancer jusqu'au château de la Piple, près de Boissy-Saint-Léger, où se trouvaient des approvisionnements considérables de denrées diverses : ordre était de les détruire ou d'assurer leur entrée dans Paris.

La colonne du général Vinoy, comprenant la division d'Exea (1" du 13* corps) et le 1*" régiment de chasseurs à cheval (brigade Cousin), chargé d'éclairer la marche, prend, après avoir passé la Marne au pont de Charenton, la route de Créteil, laisse à sa droite le fort de Charenton, qui au besoin doit soutenir l'opération, traverse le long village de Créteil et suit la grande route de Baie.

Bientôt les éclaireurs, arrivés sur le sommet du Montmesly, annoncent la présence de plusieurs colonnes ennemies dans la plaine, entre Valenton et la route de Boissy-Sainl-Léger ; ils signalent également plusieurs groupes de cavaliers allemands qui se retirent en abandonnant les maisons situées à la jonctitm de la roule de Bonneuil et de celle du carrefour Pompadour (1).

(\) Ces colonnes étaient 2 bataillons de l'a^vant - garde du 5"" corps prussirii, qui allaient prcndro le;irs positions do prand'gurde à lu IViiiio de la Tour et au viilajj;ii do Mi-siy.

Combat de MoTit lue slv,( 17 Septembre i8jo)

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a - . npres- midi

Immédiatement (il est 1 heure et demie), le commandant en chef établit, à droite de ce dernier point, une balterie d'artillerie sous les ordres du chef d'escadron deCossigny. L'avant-garde, composée des deux compagnies de chasseurs à pied de la division, se place auprès de la batterie pour la soutenir; la brigade Daudel, qui tient la tête de colonne, fait par le flanc droit et garnit la crête du Montmesly ; deux mitrailleuses sont envoyées en avant, une batterie est placée à la sortie de Créteil, du côté du village de Mesly, pour garantir le flanc droit de la position. La brigade Mattat reste en réserve en avant de Créteil.

Notre artillerie ouvre son feu, l'ennemi répond avec une batterie installée près du bois de Brevannes; ses colonnes s'arrêtent, d'une part, près de la ferme de la Tour, de l'autre, à hauteur du bois sur la route de Valenton à Mesly, ses tirailleurs s'avancent jusqu'à la route du carrefour Pompadour à Boissy-Saint-Léger,

Pendant près de deux heures, une vive fusillade s'engage; nos jeunes soldats voyaient le feu pour la première fois, beaucoup même n'avaient jamais tiré un coup de fusil.... Aussi impressionnés par le bruit de leurs armes que par le sifflement des balles, ils sont trèsinquiets. ... Il faut, pour les empêcher de lâcher pied,

Cette avant-garde, composée de la 17^ brigade (9^ division), était arrivée à Limeil à midi, venant d'Ozouer-la-Ferrière.

Le reste du 5'' corps d'armée, 18" brigade et 10" division, installé depuis la veille aux environs de Tournan, était venu, dans la journée du 17, prendre position dans \a vallée de l'Yères, entre Villecresnes et Villeneuve-Sainl-Georgcs, de façon à passer la Seine sur le pont de bateaux qui devait être établi un peu en amont de Villeneuve.

Ce pont, commencé vers 2 heures, fut terminé à 3 heures et demie.

L'emplacement avait été choisi la veille par un capitaine du génie.

Dès 4 heures du soir, toute la 2* division de cavalerie, qui était massée sur la rive droite de la Seine, près du fl.:uvc , passa sur la rive gauche et prit position sur le plateau, entre Ablon et Athis,

toute l'énergie du général d'Exea et du général Daudel, qui restent constamment à clieval au milieu des tirailleurs.

Dans la direction de Pompadour, l'ennemi se tient à cinq cents mètres des nôtres environ; sur le front Sud, au contraire, il s'avance jusque sur les pentes du Montmesly, à une petite distance de nos artilleurs ; heureusement, de ce côté, clef de la position, se trouvent les deux compagnies de chasseurs, anciens soldats pour la plupart ; ils luttent énergiquement et protègent nos batteries.

Mais bientôt des pelotons de cavalerie ennemie paraissent à Pompadour et menacent notre droite ; des renforts s'avancent de Valenton , de Boissy-Saint-Léger, une nouvelle batterie entre en ligne près du bois do Brevannes. ... La situation pouvait devenir critique. . . . Le but militaire que se proposait le commandant en chef était suffisamment atteint : il avait la certitude que les têtes de colonne de l'ennemi étaient arrivées sous Paris et qu'elles prononçaient leur mouvement d'investissement en se dirigeant sur Ghoisy-le-Roi. Il donna donc l'ordre de battre en retraite vers 3 heures et demie. La brigade Daudel ainsi que l'artillerie se replia vers Créteil, pendant que les deux compagnies de chasseurs et une compagnie du 8* de marche (3* du 3* bataillon) formant arriére-garde, maintenaient les tirailleurs ennemis sur la grande route de Bàle.

Quelques obus tombant dans la longue enfilade de la rue de Créteil occasionnèrent un certain désordre promptement réprimé, et la retraite s'opéra sans qu'on fût autrement inquiété.

A 5 heures et demie, la division d'Exea rentrait à son campement du bois de Vincennes.

Ce petit combat nous avait coûté 5 hommes tués, 2 of-

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