LE COMBAT
A midi et demi , nos dix mille hommes soutenus par .^^L'^?,'''"?^^
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marche à midi et demi.
Positions
occupées par
outre urliUerie.
120 bouches à fou déployées depuis la station de Rueil jusqu'au carrefour de la Groix-du-Roi, se mettent en mouvement :
La colonne du général Berthaut se masse derrière Nanterre ; ses tirailleurs couvrent l'intervalle entre le chemin de fer de Saint-Germain et le village de Rueil.
La colonne du général Noél sort du Mont-Valérien, prend le chemin de la Briqueterie au parc de Richelieu, et s'établit dans le ravin Masséna.
La colonne du lieutenant-colonel Gholleton, venant de Gourbevoie, s'avance par la même route; elle a derrière elle les troupes du général Martenot; le général Paturel prend à droite du Mont-Valérien le chemin dn Moulin-des Gibets.
A une heure, toute notre artillerie occupe les emplacements assignés.
A l'extrême droite (colonne Berthaut) les deux batteries de 12 Déthorey et de Ghalain sont en avant de la station de Rueil, garanties sur leur droite par la levée du chemin de fer ; elles ont pour objectifs Bougival et la Jonchère. La batterie de 4 (capitaine Bajau), d'un trop petit calibre vu la distance de ces objectifs, se tient en réserve à la station, derrière le chemin de Rueil, avec une section de mitrailleuses (lieutenant Beurnier) détachée de la batterie Perrault,
Ges batteries sont sous les ordres du commandant Warnesson.
Au centre (colonne Noël), la batterie de 4 du capitaine Nismes est en avant du parc de Richelieu, sur une terrasse de jardin d'où l'on découvre la Malmaison , le parc et une partie de Bougival ; elle doit battre ces points.
Les quatre mitrailleuses du capitaine de Granchamp(])
(1) Uno section de la baltcric Giaiulchamp avait été laissée dans lo parc de Rolhscliild, pour tirer sur Saint-Cloud.
s'abritent dans le parc de Richelieu en attendant le moment d'agir.
Le chef d'escadron de Miribel commande ces deux batteries.
A gauche (colonne Martenot) , les trois batteries Jenny (4), Deschamps (4), d'Épinay (12), sous les ordres du commandant Mathieu, sont établies entre la Pouilleuse et la Briqueterie, elles ont Buzenval et Garches pour objectifs.
Notre première ligne d'artillerie décrit ainsi un vaste demi-cercle s'étendant de la station de Rueil à la Briqueterie.
Derrière, nous avons une deuxième ligne formée par toutes les batteries des colonnes Paturel et Cholleton, disposées, suivant les instructions du général en chef, par le général Boissonnet, commandant l'artillerie du 14* corps. Elles sont échelonnées sur le bord du plateau qui domine Rueil et Nanterre, depuis le Moulin-des- Gibets jusqu'au delà de la Maison-Brûlée.
Les batteries de la colonne Paturel, sous les ordres du colonel Villiers, sont dans l'ordre suivant : la batterie de 4 (Lapâque), à droite du Moulin, observant Carrières-Saint-Denis et le pont de Ghatou ; à sa gauche la batterie de 4 (Froment), les batteries de 12 (Buloz et Larquet), ayant pour objectifs la Malmaison, Bougival et la Jonchère; enfin les quatre mitrailleuses du capitaine Perrault (1).
Les batteries de la colonne Cholleton, sous les ordres du commandant Viguier, sont placées : celles de 4 (Lesage et Dassonville), sur l'éperon de la Maison-Brûlée ; elles ont pour objectifs Buzenval et le bois Bérenger ;
(1) Comme nous l'avons dit plus haut, une section do la batterie Perrault avait été mise à la disposition du général Berlhaut.
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DEFENSE DE l'AlUS.
Positions occupées par les diverses
colonnes d'infanterie.
Colonne Berthaut.
les mitrailleuses Ladvocat à leur gauche, sur le bord du plateau.
Le général Boissonnet, qui a sous ses ordres toute celte artillerie de réserve, surveille en même temps une pièce de 24 court et 2 pièces de 12 de siège ; placés dans la partie basse du chemin descendant du contre du plateau des Gibets au village de Rueil, ces gros calibres doivent couvrir de feux la Malmaison et la Jonchère.
Le Mont-Valérien observe les deux flancs de notre ligne de bataille, le parc de Saint-Gloud et le pont de Chatou.
A une heure et demie, toutes nos batteries ouvrent leur feu; Bougival, la Malmaison, la Jonchère, le château de Buzenval, sont criblés de projectiles.
Pendant ce temps nos diverses colonnes continuent à s'avancer et prennent leurs positions :
Colonne Berlhaut. — Les éclairenrs volontaires du réaiment de zouaves sont à la station de Rueil, observant le pont de Chatou. Le 2^ bataillon de ce régiment est en colonne derrière quelques maisons à peu de distance du chemin de fer de Saint-Germain ; ces troupes doivent soutenir l'artillerie établie en avant du chemin de Rueil à la station. Les deux premières compagnies du 3" bataillon de zouaves, sous les ordres du capitaine Revin, sont en tirailleurs le long d'un fossé courant de Rueil à la Seine, à un kilomètre en avant de l'artillerie.
Les 3% 4', 5* et 6* compagnies du 3* bataillon, sous les ordres du commandant Jacquot, s'avancent par la route de Cherbourg, et occupent successivement toutes les maisons de Rueil, qui bordent le coté droit de cette route.
Le lieutenant-colonel Golonieu avec le bataillon du 3G'
est sur la place de l'église de Rueil, ayant à sa droite dans les rues du village le bataillon du Morbihan, à sa gau.che la compagnie de francs-tireurs du 36* et les francs-tireurs de Paris ; ces derniers précèdent une section du génie (2 sergents, 3 caporaux et 15 sapeurs de la 16* compagnie du i2* régiment) commandée par le capitaine Ligneau ; ce détachement porte 12 sacs de poudre amorcés et 32 sacs à terre.
Les deux bataillons de Seine-et-Marne sont en réserve derrière la caserne de Rueil, et l'escadron de gendarmerie dans la plaine entre Rueil et Nanterre.
Colonne Noël. — Les francs-tireurs de la ligne (1) de colonne Noël. la 3* division réunis en un bataillon sous les ordres du commandant Conti (du 23*), forment deux détachements; les deux compagnies des 23* et 24* sont en soutien de la batterie Nismes, en avant du parc de . Richeheu ; les deux compagnies des 25* et 26* sont derrière ce parc, dans le ravin Masséna, où se trouve la majeure partie des troupes de la colonne du centre et de la colonne de gauche.
Les francs-tireurs de la ligne du Mont-Valérien (2) (capitaine L'iopis) et les tirailleurs de la Seine (capitaine Dumas) sont à la gauche de la batterie Nismes ; ils lui servent de soutien ainsi que la section des éclaireurs du 28* régiment de mobiles (3) (Loire-Inférieure), établie dans leur voisinage.
(1) Par décision du général en chef en date du l*"" octobre, il avait été organisé dans chacune des trois divisions du 14» corps une compagnie de francs-tireurs par régiment ; ces compagnies étaient composées d'i.'fficiers, sous-officiers, caporaux et soldais volontaires pris dans toutes les compagnies de leur régiment.
(2) La compagnie des francs-tireurs du Mont-Valérien avait été formée à l'aide de soldats pris dans cinq compagnies de dépôt résidant au fort cl appartenant aux 3", 22% 42^, 52"= et 89e de ligne, à raison de 20 hommes par compagnie, ce qui lui donnait un effectif de 100 hommes.
(3) La compagnie des éclaireurs du 28" mobiles avait été créée dès le
aso DÉFENSE DE PARIS. "
Les trois groupes de chasseurs à pied (1) sont installés sur le versant de la Maison-Brûlée, non loin du chemin creux qui longe le parc de Richelieu.
Dans le chemin même se trouvent les francs-tireurs des Ternes et le détachement du génie attaché à la colonne, commandé par le capitaine RoLhmann et composé de 2 sous-officiers, 3 caporaux et 15 sapeurs.
Les quatre compagnies de la Loire-Inférieure (commandant de Pellan), sont plus à gauche, abritées dans le même ravin.
21 septembre. Elle se composait de mobiles choisis dans les deux bataillons de la Loire-Inférieure envoyés au Mont-Valérien le 20 septembre pour remplacer les mobiles de Paris qui, après avoir déposé leurs anciens chefs par l'élection, avaient, sans ordre, évacué la forteresse.
Le commandement avait été donné à M. le marquis de La Rochethulon.
Cette compagnie fut officiellement reconnue par le ministère de la guerre à la date du 11 octobre.
M. le marquis de La Rochethulon, maintenu capitaine , eut pour lieutenant M. le comte de Montaigu; l'effectif était alors de 60 hommes environ, comptant toujours dans les compagnies d'où ils étaient délachés.
Cette organisation présentait de graves inconvénients pour le service d'avant-poste auquel était constamment employée cette compagnie.
Aussi, dans les premiers jours de décembre, les éclaireurs du 28* mobiles furent-ils formés en compagnie à part. Leur effectif fut porté à 90 hommes, et le cadre comprit un nouvel officier, M. Le Gouvello, souslieutenant.
Cette compagnie rendit de très-grands services : constamment aux avant-postes, devant le Mont-Valérien, elle faisait, la nuit surtout, des reconnaissances hardies, et, dans plusieurs circonstances, ses embuscades furent couronnées de succès.
(1) A chaque division du 14» corps étaient attachées deux compagnies de chasseurs à pied. Chacune de ces compagnies avait fourni pour l'opération une section de 75 hommes. Les deux sections de chaque division formaient un groupe sous le commandement d'un capitaine.
"Voici quels étaient les cadres d'officiers de ces trois groupes :
A.. A- ■ ■ < 3« B»». — Trollat, lieutenant. Groupe Indivision.} . ^ . ., . , .
( 4" » — Carrier, capitaine commandant.
iG= » — Pomez, lieutenant; Bouffé, lieutenant. O" 3) — Brun, capitaine commandant ; Dorcissas, sous-lieutenant.
12" » — Lalier, capitaine commandant; Schmil, Groupe 3*^ division.] sous-licutcnant.
14« T> — D'Aubigny, sous-lioulenant.
Colonne Cholleton. — Les francs-tireurs de la 1"® di- coionne
Chollcton.
vision, comprenant les compagnies franches des 15^, 16", 17% 18% sous les ordres du commandant Cajard (du 15*), sont déployés en tirailleurs au-dessous de la Maison- Brûlée, sur le versant qui fait face au parc de Richelieu et à Rueii. A leur gauche, et sur le même versant, face à Buzenval, sont les deux bataillons du 19° : la 1"^* compagnie du 1" bataillon de ce régiment occupant la maison Crochard.
Les francs-tireurs de la 2° division, comprenant les compagnies franches des 19% 21*, 22" (la compagnie du 20* ayant été laissée au pont de Neuilly), sous les ordres du capitaine Faure-Biguet (du 19") , sont défilés dans les fossés de la route de Saint-Cloud à la Malmaison, face au château de Buzenval, leur objectif.
Colonne Martenot. — Les deux bataillons d'Ille-et- Vilaine et le bataillon de l'Aisne sont établis sur le versant du Mont-Valérien, en arrière de la Fouilleuse, avec un avant-poste dans cette ferme.
Les deux bataillons de la Seine sont à la même hauteur, sur la gauche et près de la Briqueterie ; l'un d'eux, le 7% à cheval sur le chemin de fer de Versailles, garde avec ses tirailleurs tout le versant de Suresnes
.jusqu'à la Seine.
I Colonne Paturel. — Les deux bataillons du 21* sont colonne paturei. en colonne, en arrière du Moulin-des-Gibets ; les deux bataillons du 22% en coloitie également, à cent cinquante nas sur la gauche. Enfin, les deux escadrons de gendarmerie sont un peu en arrière de la brigade, entre les deux
\ régiments.
Colonne Martenot.