LER DE CETTE AFFAIRE
€ A entendre M. Gambetta, autant qu'il s'en souvient, il n'avait vu là (sortie par la Basse-Seine) qu'une simple conversation, car, dit-il, on ne pouvait prendre cela pour un plan ; il était question, en efl'et, dans cette conversation, d'opérer une sortie par les petits plateaux, . • Cela. . . s'appelle comme cela. . . » (1)
« Il est un troisième plan, dit encore M. de Freyci- < net, dans son ouvrage, /a Guerre en Province, dont je « n'aurais pas jugé utile de parler, car il n'a pas fait « l'objet d'une véritable discussion, si le général Trochu € ne l'avait développé dans son discours du 13 juin en c paraissant y altacher une certaine importance. Selon « le Gouverneur de Paris nous aurions du envoyer nos « meilleures troupes du côté do Rouen, leur faire traver- « ser la Seine, pour de là les ramener sur Paris, en «c suivant la rive droite. J'avoue que je n'avais jamais « cru à l'adoption délibérée d'une telle combinai- € son, etc. » (2)
Enfin, le général d'Aurelle, invité par M. de Freycinet à donner le meilleur moyen de joindre l'armée de Paris, ayant répondu : « Il serait nécessaire pour cela que je « fusse au courant de ce qui se passe à Paris et des « instructions du Gouverneur^ » M. Gambetta lui écrivit : « Je vous prie de méditer un projet d'opérations € ayant pour suprême objectif Paris ; je ne peux ac- € cepter que cette préparation implique pour vous
(1) La Guerre de France, Ch. de Mazadc, p. 186.
(t) De Freycinet, la Guerre en Province^ p. 78» 70, eto...
< la conaaissance préalable des projeis du général Tro- « chu. »
( Quand on songe, dit M. Chaper, que c'était un avocat, aidé d'un ingénieur, aussi profondément ignorants l'un que l'autre des éléments les plus simples de l'art de la guerre, qui jugeaient de la valeur des plans de nos généraux, t sans même en faire l'objet d'une véri-
< table discussion, » et qu'ils y substituaient leurs com«binaisons personnelles, on ne peut se défendre d'un sentiment do surprise, de douleur et d'indignation! (iOmment, livré à de toiles mains, noire pauvre pays n'eût*il pas achevé de succomber ! »