OUVRAGES CONSTRUITS EN VUE DES COMBATS DE LA MARNE
Entre la Seine et la Marne.
A. — Épaulement pour 4 pièces de marine battant les terrains qui bordent la Seine prés de Choisy-le-Rôi, et le village de Choisy (ne fut pas armé faute de matériel).
B. — Très-fort épaulement avec embrasures pour 6 pièces de 12 destinées à battre la route de Gex, le carrefour Pompadour et le terrain compris entre ce carrefour et CréteiL
ce. — Deux batteries de 2 pièces de 24 chacune battant le carrefour Pompadour (armées avec du 12, faute de matériel).
D. — Redoute armée de 2 pièces de 24 court et de G pièces de 12 de siège, battant le carrefour Pompadour, la ferme de l'Hôpital et le Montmesly ; à la droite de cet ou\Tage des embrasures pour 6 pièces de campagne ; on y plaça du 12 de siège.
E. — Deux épaulements pour 2 pièces chacune, tirant vers le carrefour Pompadour (ne furent pas armés).
F. — Trois batteries de 2 pièces de 12 de siège, tirant sur Montmesly.
(0 Voir croquis n» IH.
Tous ces ouvrages E, F, étaient construits dans lei parc de rarchevêque à Créteil^ et défilés des vues de' rénnemi. i
G. — Épaulement pour 2 pièces destinées à battre les flancs de Montmesly et File Saint-* Julien , ainsi que, BonneuiL
H. — Batterie de 2 pièces ayant des vues analogues, mais découvrant mieux le cours de la Seine.
Dans la presqulle Saint-Haur :
I. — Batterie de 6 pièces de 24, battant Montmesly, Bonneuil,. l'île Barbière.
K. — Épaulement pour 6 pièces de 12 de campagne.
k. — Épaulement pour 6 pièces de campagne*
L. — Dans le bois des Moines, batterie de 6 pièces avec traverses, découvrant Bonneuil et Montmesly; deux de ces pièces étaient dirigées sur le ravin du Morbras et la route montant à Ormesson.
M. — Batterie de 4 pièces battant les flancs du plateau d'Ormesson et la vallée du Morbras.
N. — Batterie de 6 pièces de 12 voyant le village de Ghennevières et ses abords.
La position N ayant paru au général Favé très-favorable pour soutenir l'attaque du village de Ghennevières, il avait fait ouvrir dans le long mur de clôture du parc une quarantaine d'embrasures non démasquées , avec l'intention d'y apporter au besoin un grand nombre de pièces qui couvriraient de feux non-seulement Ghennevières, mais les pentes courant de ce village à Champigny.
Q, R. — Deux batteries de 4 pièces voyant Ghampigny, Gœuilly, Villiers ; elles portaient le nom de batteries du Réservoir ; la batterie haute, armée de 2 pièces
DEFENSE DE PARIS. i\2
de ai court et de 2 pièces de 12 de siège ; la batterie basse de 6 pièces de 12 de siège.
P. — Redoute de Saint -Maur; commencée depuis septembre, elle devait être armée de 2 pièces de 30 de marine tirant sur Champigny, Gœuilly, Villiers; de 4 pièces de 24 battant Gœuilly, Ghennevières , et de 3 pièces de 12 de siège dirigées sur Ghampigny,
L'ouvrage de Gravelle ayant peu de vue sur le théâtre de l'action, on transporta la plus grande partie de ses pièces dans la redoute de Saint-Maur; trois seulement furent laissées sur la face droite pour tirer sur Montmesly» La redoute de la Faisanderie étant mal établie pour battre les points d'attaque, on transporta aussi une partie de son armement sur une terrasse, derrière la redoute de Saint-Maur.
Au fort de Nogent plusieurs pièces de gros calibre forent déplacées et mises sur le front voyant Villiers et la plaine de Ghampigny.
A Nogent :
S. — Batterie de 6 pièces de 12 plongeant sur le Plant et Ghampigny.
T. — Batterie (maison La FoUotte) de 2 pièces de 46 de la marine et de 4 pièces de 12 battant le terrain en avant de Ghampigny «
U« — Batterie (maison de Salm) de â pièces de 12 ayant les mêmes objectifs.
V. — Batterie (maison du maréchal Vaillant) de 3 pièces de 42 découvrant les environs de Bry-sur-Marne. •
X* — Batterie de 4 pièces ayant les mêmes vues.
De nombreux épaulements construits sur le chemin de
fer de Saint-Maur, entre la Faisanderie et Nogent, prolongeaient en quelque, sorte la défense du plateau de Vincennes, et complétaient le cercle de feux qui battait toute la presqu'île de Poulangis.
Dans le presqu'île de Saint-Maur, indépendamment des bouches à feu placées dans la redoute, le général Favé disposait de :
2 Canons de 16 de la marine et 4 canons de 42 de siège tirés de la redoute de la Faisanderie, et servis par les canonniers du capitaine Piron ;
6 Canons de 42 de campagne, batterie mobile du capitaine Donato ;
6 Canons de 42 de campagne, batterie mobile du capitaine Brasilier ;
6 Canons de 4 de campagne , batterie mobile du capitaine André;
2 Canons de 24 de siège et 7 canons de 42 de siège servis par la batterie du capitaine Pichot, qui furent placés à la redoute du Réservoir (4).
En résumé, 400 pièces déposition (les canons des forts compris), devaient balayer notre front d'attaque et tracer la route à nos tètes de colonnes.
La majeure partie de ces batteries élevées en quel-ques jours , en quelques heures , donne une idée de la fièvre d'énergie qui, animant tous les esprits , avait permis de vaincre les difficultés les plus considérables.
Matériel ^^* ^^® ^^ résolutiou définitive avait été arrêtée de
de ponionnerie. g^ porter sur la Mame (23 novembre), MM. les îngé-
(1) Deux officiers supérieurs d'arlillerie avaient été donnés comme auxiliaires au général Favé, le lieutenant-colonel Morel et le commandant Pachon. Le premier fut chargé de la direction des batteries du Tort et du village de Nogent; quant au commandant Pachon, il resta auprès du général pour le seconder dans la presqu'île de Saint-Maur.
du Jianiine^li^ el de ui ètizia^^ de ChââMopiépiêi,
F^Hl tât Mmmjlf
JLr^*^
rm^4e.
.I.-*rv ir
AmU de ^inr^MM
r,/ii^
1 ^.ajrofz:, 1^
1 ^^rMtc?^
nieurs Krantz et Ducros s^étaient mis immédiatement à l'œuvre avec la plus grande activité...
Tout Timmense matériel de pontonnerie, préparé à Gennevilliers, en aval de Paris, fut conduit en amont. Le 28 au soir, il était rassemblé près du canal de Saint- Maur.
On aménagea 54 pontons, pour le passage de l'artillerie, avec leurs poutres de guindage, poutrelles, tabliers , etc. ; ces ponts mesuraient , sans les tabliers , 234 mètres (1).
Un grand nombre de batelets fut mis en réquisition pour les ponts de Tinfanterie. Le jour de la bataille, 180 de ces embarcations donnaient une longueur de 342 mètres (2). Enfin, on réunit un certain nombre de bateaux pour les premières compagnies de débarquement chargées de protéger rétablissement des ponts.
Le nombre des ancres, cordages, agrès, gaffes, avirons, était considérable, et devait suffire amplement à tous les besoins.