SUITE DU BOMBARDEMENT SUR LE FRONT EST
Le bombardement continue sur les villages et les forts ^ janvier. de l'Est ; il est très-vif sur Rosny , Nogent et les environs ... le village de Montreuil est cruellement bombardé à plus de sept mille mètres de distance. Pendant la nuit, le commandant Poulizac pousse une reconnaissance sur les postes prussiens du chemin de fer de Soissons et ramène six prisonniers de la garde royale.
Le feu de l'ennemi continue toute la nuit du 3 au 4 et gène beaucoup nos travaux; dans ces vingt-quatre heures, Rosny reçoit deux cent cinquante-huit obus.
soit deux trains, amenaient des vivres pour deux cent mille rations. Dans le courant de décembre, les Allemands ouvrirent les seclions accessoires des chemins de l'Est et du Nord.
4 janvier.
Uecon naissance sur Avmn.
ÉchaulTourée du \,
Le froid est très-vif, la brume intense. Les Prussiens reprennent néanmoins leur tir sur Rosny, qui reçoit dans ces vingt-quatre heures cent quatre-vingt-seize obus.
L'établissement de nos batteries de gros calibre dans les forts , dans les redoutes et dans les intervalles qui les séparent, nous permet de répondre sans trop de désavantage.
Au fort de Rosny, nous avons sept pièces de 30 de marine ;
 Noisy, huit pièces de 30 de marine ;
 Romainville, sept pièces ^e 30 de marine.
Puis viennent les batteries :
La vison, six pièces de 30;
Toachard, deux pièces de 30 ;
Maury-Bonnelle, deux pièces de 19 de marine.
A la lunette de Noisy, nous avons trois pièces de 24 ;
A la batterie Fontanelle, trois pièces de 7 ;
A la batterie de l'Abri, trois pièces de 7.
L'objectif principal de cette masse d'artillerie est le Raincy.
Pendant la nuit du 4 , une reconnaissance forte de quatre bataillons, sous les ordres du général Fournès, est poussée sur Avron ; elle a mission de fouiller tout le plateau, de détruire les batteries et ouvrages ennemis qui auraient pu être installés à l'abri des murs du grand parc. Pendant que les bataillons restent sur le plateau, de 10 heures du soir à 2 heures du matin, cinquante sapeurs du génie, aidés de travailleurs pris parmi nos marins et soldats, détruisent les murs du parc.
Les bataillons de garde nationale, envoyés soi-disant pour soulager les troupes de ligne, ne cessent de provoquer des alertes très-fatigantes pour nos hommes. Pendant cette même nuit du 4, sous prétexte qu'une sentinelle prussienne est en vue , tout un bataillon tiraille
pendant plusieurs heures. On croit à une attaque, tout le monde est sur pied.
Le 5, vers 6 heures du matin, Tennemi fait une pointe Attaque sur tout le front de Bondy, occupé par deux compagnies ^^^^^ ^^ ^^-^ d*éclaireurs de la Seine, entre lesquelles sont encadrées * deux compagnies de gardes nationaux. Les Prussiens se portent à la fois sur la gare brûlée, le cimetière et la barricade de la route de Metz.
A droite, Tennemi est reçu par une fusillade à bout portant, qui le force à so retirer; mais à la gauche, la compagnie de garde nationale qui défendait la tranchée entre la barricade et le canal abandonne son poste. Les Prussiens, s'avançant rapidement dans l'espace laissé libre, cherchent à forcer la position ; heureusement le 3* bataillon de la Seine, laissé en soutien, accourt et oblige les assaillants à se retirer, en laissant plusieurs morts sur le terrain.
Vers 8 heures, le général Ducrot, venu sur la position, donne ses instructions, dans le cas où une nouvelle attaque viendrait à se produire, et indique comme ligne de retraite la direction de Bobigny (1), si l'on avait affaire à des forces trop supérieures.
(i) La brigade Reille, qui supportait lo bombardement depuis Touverture du feu, fut mise à l'ordre de l'armée, ainsi que las troupes qui défendaient Drancy :