RÉSUMÉ
Le 17 septembre 1870, les uhlans étaient en vue de Premières
* opérations de
Paris ; ils précédaient de quelques heures seulement les rinvesiiss^mem. armées allemandes; celles-ci, dirigées avec l'ensemble mathématique et la précision dont les états -majors prussiens ont depuis longtemps le secret, celles-ci, disons-nous, allaient sans tâtonnements, sans hésitation, investir complètement, d'un seul coup, l'immense capitale de la France.
Dans ce but, deux longues colonnes défilaient devant les défenseurs de Paris, exécutant une marche de flanc des plus téméraires, < mais, disait Tordre du quartier général allemand, un mouvement offensif de la garnison de Paris n'étant guère probable, la 111* armée commencera sa marche sans attendre l'arrivée de l'armée de la Meuse. »
Sans doute, la garnison de Paris était bien faible . i^nat
^ «e nos forces.
encore et peu capable d'entreprendre de grandes opérations ; cependant, au milieu d'un ramassis d'hommes de toutes provenances, à peine armés et équipés, sans discipline ni instruction, il existait quelques groupes de soldats ayant une véritable valeur : tels étaient les gendarmes, les gardes de Paris, les niarins et surtout la brigade Guilhem, composée des 35° et 42* régiments
Nécessité de
tenter
une action hardie
pour
contrarier
rinyestissement.
Forcps
insafOsantes
données aa
général Dacrot
pour
le combat de
GbftUUon.
d'ancienne formation. Ces braves gens réunis, bien diriges et bien commandés, pouvaient produire, dés les premiers jours de la défense, une action vigoureuse, de nature à surprendre un ennemi téméraire et lui infliger un grave échec, (jui jurait eu pour première conséquence de diminuer la confiance des assiégeants et de relever singulièrement celle des assiégés.
Un pareil résultat pouvait avoir une si grande importance, qu'afîn de l'obtenir, il fallait beaucoup risquer. Aussi, à la proposition faite par le Gouverneur d'évacuer tous les ouvrages extérieurs et de se borner à défendre nos remparts, le général Duerot opposait-il immédiatement le projet d'une vigoureuse sortie, exécutée par le plateau de Châtillon, contre le flanc de la colonne qui défilait processionnellement autour de Paris, pour se rendre de Lagny à Versailles, en passant la Haute-Seine à Villeneuve- Saint-Georges et en suivant la vallée de la Bièvre.
Après une courte discussion, cette idée prévalut, mais Fétat-major général n'ayant qu'une médiocre confiance dans le succès de l'entreprise, négligea singulièrement les détails de préparation et d'exécution. Le H^ corps en voie de formation, quelques groupes de mobiles de la Seine, des zouaves habillés et armés de la veille, une brigade de cavalerie composée d'éléments très-hétérogènes, douze batteries de campagne, furent mis à la disposition du général Duorot, pour occuper les hauteurs de Montretout à Bagneux et manœuvrer contre le tianc de l'ennemi. Quant aux troupes d'élite, dont nous avons parlé plus haut, elles furent soigneusement conservées en réserve pour parer aux attaques de vive force contre le corps de place ou les forts, éventualités qui préoccupaient particulièrement le Gouvernement de la Défense nationale.
Wi
Cependant ^le 18, à 7.heures du matin, la lutte s'engage vive et acharnée,
f La 9* diyi^jon du V corp^ ennemi, fjit la relation allemande, assaillie à hauteur du Petit-Qicêtre, re^ pousse l'attaque et continue sa mapc)^e de ilana sur Versailles ; niais Vennenii se jette avec une telle rapidité sur les t^tqs de cQlonne^ du W pprps l)avarois qui acQOUPaient 31J peçours du V* corps, qup la 9* divisjon est obligée de faire front une seconde fojs. Le CQipbat est asse? vif pour qu'on soit obljgé de faire avancpp la 10* division et la réserve d'artil|erfe du corps ; s'engagent également la 3' division bavaroise qui marche sur Sceaux, puis la 4* division qui marche £;ur Pourgla-Reine. »
Malgré ces forces imposantes, nous gagnons du terrain; déjà la division d^Hugues, qui était au centre, atteignait le Petit-Bicétre, quand, à )a droite, une partie des jeunes troupes de la division Caussade, prise do terreur panique, lâche pied et s'enfuit. • . Menacés d'être tournés, nous sommes obligés de reculer, et nous prenons position entre Fontenay-aux-Roses et Glamart, l'aile gauche et Taile droite appuyées à ces deux villages, le centre à la redoute de Chàtillon.
Soutenus par nos forts, renforcés par les réserves qui étaient dans Paris, nous aurions pu tenir indéfiniment.
Mais par suite de folles terreurs qu d'ordres mal compris, nos troupes abandonnent le villaga de Glamart et les hauteurs de Bagneux. . . Nous ne tenons plus le plateau de Chàtillon que par une redoute à peine ébauchée. Nous sommes sans vibres, sans eau, sans munitions, nous pouvons être complètement enveloppés d'un moment à l'autre. .. Pans ces conditions et sur l'avis pr^ssant du chef d'état- major général du Gouverneur de
Combat de ChAtillon.
Le succès est arréU'. par
la faite
(Vune partie
de la
diynn Canssade.
Pendant
que la vigueur
de ce combat
provoque
chez
les Allemands
le plus vif
Atonnenient,
les Parisiens
crient à la trahison.
Le
Gouvernement
pris
de terreur,
comme
la population,
fait évacuer
les positions
avancées.
Investissement complet.
Paris, nous nous décidons à la retraite. . . A 5 heures du soir, nos dernières troupes rentrent dans Paris.
Les Allemands, qui croyaient la garnison incapable d'aucun effort sérieux, furent trés-étonnés de celte pointe hardie, qui eût produit des résultats bien autrement importants si Texécution eût été confiée aux troupes d'élite dont nous pouvions disposer et qui, ainsi que nous l'avons dit, furent laissées dans l'intérieur de Paris ou sur les remparts.
Mais l'impressipn des Parisiens, du Gouvernement fut toute autre... Devant l'émotion produite par le spectacle et les récits de quelques malheureux fuyards criant, partout qu'on les avait trahis, que la défense était impossible^ etc., le Gouvernement, revenant à sa première idée, se hâta de faire évacuer tous les postes encore occupés au delà de la ligne des forts.
Au bout de quelques jours, le général Trochu voyant l'ennemi hésiter à prendre pied sur ces hauteurs que nous lui avions abandonnées si facilement, se décide à sortir de la zone purement défensive et fait réoccuper quelques-uns des ouvrages avancés.
Mais déjà l'ennemi a pu compléter son investissement sans être en rien inquiété.
La IIP armée s'établit depuis Bougival jusqu'à Choisyle-Roi.
L'armée de la Meuse, 'reliée à la III* armée par la division wurtembourgeoise établie entre Seine et Marne, tient toute la région du Nord, depuis la Marne jusqu'à Saint-Germain.
A la III* armée, nous- opposons, au sud, le 13* corps, réparti entre le plateau de Vincennes et le Pointdu-Jour. A l'armée de la Meuse, nous opposons le 14* corps, du Point-du-Jour à Saint-Denis. Quelques
corps secondaires occupent les autres parties du péri*» mètre.
Pendant que Tennemi poursuit l'opération de Tinvestissement, nos jeunes troupes s'instruisent.
Le matériel d'artillerie se complète, la force de résistance des positions est augmentée.
Malheureusement, pendant que nous formons de toutes pièces cette armée régulière capable d'une action sérieuse, parallèlement à elle dans Paris, s'organise la garde nationale... Non la garde nationale composée de l'élite des citoyens présentant les garanties de discipline et de dévouement indispensables à toute force armée chargée dans une grande cité du maintien de l'ordre, de la protection des familles et des propriétés... Non! c'est la foule inconsciente, c'est ce que M. Thiers a appelé avec raison c la vile multitude >, que l'on arme, que l'on équipe, que l'on habille et qui désormais va former une immense armée capable de tout pour le mal, absolument incapable de prêter un concours sérieux à l'armée régulière; — dans la lutte de tous les jours, elle constitue, au contraire, sur ses derrières, un ennemi aussi redoutable que celui qu'elle a devant elle .
Les désordres de la rue, conséquence forcée de cet armement universel, ont été nombreux... Nous ne parlerons que de ceux du 31 octobre et du 22 janvier.
La nouvelle de la reprise du Bourget, de la chute de Metz, de l'arrivée de M. Thiers, porteur des propositions des puissances, soulève dans la population la plus vive émotion.
Ces trois faits habilement groupés déterminent un mouvement insurrectionnel* conçu et dirigé par les hommes qui plus tard feront la Commune.
Les membres du Gouvernement réunis à l'Hôtel-de- Ville, sont cernés par l'émeute et y demeurent prison-
pendant
que notre armée
s'organise,
la formation
de la
garde nationale
est si mal conçue
que,
non-seulement
elle est
nne cause
de faiblesse,
mais
qu'elle provoque
nombreux
soulèvements
intérieurs.
31 octobre.
DÉFEN8I DE PARIS.
n Jfloti«r.
Phase de préparation.
niera... Blanqui^ Flourens, a la tète de la garde naticH nale des faubourgs, sont un moment maîtres de la situa^ tion.
Pendant que l'on discute au Louvre pour savoir s'il faut transiger aveo les sectaires de Blanqui^ les mobiles bretons chassent les insurgés de THôlel-de- Ville, el mettent fin à oette échauffourée en arrêtant les principaux meneurs... Mais au lieu de frapper exemplairement ces fauteuro de désordres, complices de l'étranger^ les membres de la Défense les relâchent presque tous.
Quand on ne fait pas trembler l'émeute, on tremble bientôt devant elle, et Tindulgence du Gouvernement ne devait pas tarder à être Justement récompensée. «<
Le 22 janvier, nouveau soulèvement fomenté par les graciés du 31 octobre... Les mobiles bretons ont endofe une fois raison des gardeâ nationaux des faubourgs, en les fusillant des fenêti'es de l'Hôtel-de-Ville...
Obligée de faire face en même temps à l'ennemi du dehors et à l'ennemi du dedans, la véritable armée (troupes de ligne et mobiles), se trouve ainsi avoir une partie de ses forces paralysées.
En réalité, la Défense fut donc plutôt affaiblie par la création de la garde nationale (1).
Assiégés et assiégeants emploient le temps qui s'écoule de la fin de septembre à la fin de novembre à compléter leur moyens de défense et d'attaque. Les premiers tendent chaque jour à élargir de plus en plus le cercle d'investissement, les autres, au contraire, s'efforcent de le rétrécir et de le consolider. Il en résulte dans cette phase du siège, que l'on peut appeler phase de prépara-
(1) « A pari quelques excapUoas tr^a^honorables , la présence des 355,%5 gardes nationaux inscrits sur les contrôles équivalait en réalité à Tabsence de 80,000 hommes de troupes régulières. » (SAiiRBpoirr*)
OiFBNBE DB PARIB.
Sli
tioD, une série d'engagements ppe«qtle Journalière qui comprend sept combats !
23 septembre... Copibat de Villejuif.
8 octobre
Stains-Pierrefitte.
CheviUy.
La Mabnaisonv
Bagneuï-GhfttiUon .
Prise du Bourget.
Combat du Bourget.
kvL mois de novembre, nos troupes sont organisées^ Paris est à même de faille tête partout à l'ennemi. Nous nous préparons alors à rompre le eerele d'investissement en nous jetant sur les lignes allemandes par la basse Seine, du côté d*Argenteuil.
Nous allons entrer en action, quand nous apprenons le succôs de Coulmiers, la marche de Tarmée de là Loire dans la direction de Fontainebleau. Afin de répondre aux pressantes Sommations de M. Gambette, nous renonçons à percer par la basse Seine, opération préparée avec im soin extrême pendant cinq semaines^ dont le Buoeès nous paraissait presque assuré^ et nous sommes foreés d'improviser en quelques jours une action vers le Sud.
Qum qu'il en soit, à partir de la fin de novembre commence la période d'exécution. De la défensive nous passons à l'offensive^ L'assiégeant renonçant à attaquer et semblant s'immobiliser dans ses lignes, nous, as-^ sièges, nous allons chercher a forcer ses retranchements.
En moins de huit jours, la deuxième armée, avec tout son immense matériel, s'est retournée du nord au midi, s'est transportée de la presqu'île de GenneviUiers sur la
Projet de sortie
par la
Basse-Seioe.
Période d*exècatioo.
BaUille de VilUers.
Journée
du
l*' décembre.
Bauaie de Cbampigny.
rive droite de la Marne. . . c Travail immense, à peine possible >, dit le général Trochu.
Le 28 novembre, tout est prêt, quand un contretemps funeste vient encore retarder et contrarier notre offensive. Une crue subite de la Marne ne permet pas de faire arriver Téquipage de ponts au point choisi pour le passage.
La journée entière est perdue.
L'ennemi, prévenu par nos mouvements de troupes, renforce les plateaux de Villiers et de Cœuilly.
Cependant Topération est reprise le 30 au matin, mais naturellement dans des conditions moins avantageuses.
Tout repose sur l'attaque simultanée des 1" et 2"* corps, abordant de front les positions de Villiers et de Cœuilly, pendant que le 3* corps prendra à revers ces mêmes positions par Neuilly-sur-Mame et Noisy-le-Grand.
Malheureusement, ce mouvement tournant ne peut être exécuté en temps opportun . . . Lorsque le 3* corps entre en ligne, les l*' et 2* corps, épuisés par une lutte de plusieurs heures, sont incapables de concourir efiicacément à la nouvelle attaque du parc de Villiers, qui ne peut être enlevé. . • Néanmoins, nous couchons sur le terrain conquis, à quelques mètres de Tennemi.
La journée du !•' est occupée â refaire nos approvisionnements en vivres, en munitions, à fortifier nos positions, à réparer les désordres occasionnés par la lutte acharnée de la veille, etc.
Le 2, l'ennemi prend l'initiative de Tattaque. .. Nos soldats, surpris, sont un moment ébranlés ; la panique jette jusqu'aux ponts de la Marne un certain nombre de fuyards. . . . Mais bientôt la résistance s'oi^anise. . • . partout nous faisons tête à l'ennemi et gardons nos positions.
En résumé, le succès de cette journée nous appar-
tient encore, mais succès passif, puisque nous n'avons pu conquérir les objectifs de Villiers et de Cœuilly .
Après les batailles de Villiers et de Champigny, efforts suprêmes d'une armée composée d'éléments bien faibles, bien disparates, il était possible d'atteindre le but que nous poursuivions, c'est-à-dire un traité honorable. . .
 ce moment, l'ennemi lui-même était fatigué par ces luttes acharnées autour de Paris, sur les bords de la Loire, dans le Nord, dans l'Est. Il comprenait que la guerre ne pouvait se continuer qu'au prix de nouveaux sacrifices, et le Souverain Allemand hésitait à les de* mander à ses peuples (1).
Mais le Gouvernement de la Défense, comme le sénat romain, ne veut traiter que lorsque l'ennemi sera chassé du territoire. . . Malgré les vives instances du général Ducrot, il repousse toute espèce de pourparlers, et proclame la lutte à outrance.
Vers le milieu de décembre, nos troupes paraissant avoir repris quelque ressort, une nouvelle sortie par le nord est décidée . . .
L'armée du général Ducrot s'établit entre Bondy et Saint-Denis ; elle doit chercher a percer par le nord. Elle est appuyée, à gauche, par le corps de l'amiral La Roncière, qui donnera le signal de l'action en enlevant le Bourget ; à droite, par le général Vinoy, agissant le long de la Marne.. .
De ce côté, la Maison-Blanche et la villa Evrard sont prises ; mais le Bourget, malgré la vigueur de l'attaque, ne peut être conquis tout entier. . . Le général Ducrot,
(1) « Les PrassioDS, dit M. Valfrey, étaient victorieux devant Paris et sur la Loire, mais ils emportaient de ces trois journées de luttes meurtrières l'impression que la résistance des Français n'était pas un vain mot, et que des sacrifices considérables devaient encore être demandés à l'Allemagne pour arriver au but qu'elle avait cru atteindre après la capitulation de Sedan et de Metz. »
Possibilité
de traiter après
les glorieuses
batailles
de Villiers
et
de Champigny.
Le GoaTememeiit
ne vent rien entendre.
Bataille dn Bourget.
ai4
Bombardement de la Tille.
Bataille de Montretpat (19 jaaTier).
voyant les renforts ennemis débouoheap de partout, oomprend qu'un plus long retard serait ftueale, surtout pour les assaillants du Bourget, et» sans attendre le signal (1), il lance ses troupes en avant. « . La ferme de Groslay, la ligne du chemin de fer, sont enlevés. Nous nous apprêtions a poursuivre ce succès, sous }a protection de notre artillerie, quand nous recevons Tordre du GouverneuF de nous arrêter^ L'opération sur le Bourget n*ayant pas réussi, la bataille se passe en une fo^ midable canonnade de part et d'autre.* •
Âpres le Bourget , les opérations du siège {mnnent une physionomie nouvelle.. «^ L'ennemi, croyant le moment psychologique sa^riréi bombarde nos forts.
Avron, dont la mise en état de défense a été contrariée par la rigueur de la température, est abandonné. . . Après avoir canonné, pendant plusieurs jours, nos forts de l'Est, l'ennemi concentre tous ses efforts vers le Sud, .. Mais là, comme sur le plateau de Romainville, les Allemands rencontrent la plus vive résistance. . . C'est alors que la ville même est bombardée. Les quartiers du Val-de-6râce, du Jardin-Kles-Plantes, du Luxembourg, des Invalides, sont couverts d'obus... Ce bombardement irrite la population, sans l'abattre, et augmente plutôt qu'elle n'affaiblit la ibrce de résistance.
Le Gouvernement, poussé par l'opinion qui demande une sortie torrentielle, veut couronner la défense par une grande bataille. . . Après plusieurs discussions, l'attaque directe sur Versailles est résolue, en prenant pour base d'opération la forteresse du Mont-\alérien.
L'armée de sortie est divisée en trois colonnes. L*ailo droite, avec le général Ducrot ; le centre, avec le gé-
(1) Drapeau flrançais hissé sur l6 sommet de TégUse.
DÉFENSE DB PAHIS.
néral de Bellemare; la gauche, avec le général Vinoy...
L'état-major général n'ayant pas donné aux colonnes des ordres de marche précis, un enchevêtrement épouvantable de troupes a lieu au pont d'Asnières, au pont de Neuilly, dans Courbevoie, de nombreux retards se produisent. . . Tattaque manque d'ordre et d'ensemble.
Cependant Taile gauche s'empare de la redoute de Montretout occupée par une faible grand*garde de la 9* division. Au centre, Je général de Bellemare enlève la maison du Curé et le château de Buzenval, mais il échoue devant le plateau de la Bergerie. . . L'aile droite battue de plein fouet par les batteries Saint-Michel, prise à revers par Tartillerie du 4* corps établie dans la presqu'île d'Argenteuil, attaque vigoureusement les positions ennemies : les premiers obstacles sont enlevés, mais les formidables défenses du Long-Boyau arrêtent nos soldats. Trois fois ils reviennent à la charge, trois fois ils sont refoulés par un feu meurtrier et presque à bout portant.
L'ennemi voyant que nous ne gagnons plus de terrain, prend à son tour l'offensive. . . tl est repoussé dans deux attaques successives. . . partout nous nous maintenons sur nos positions.
La nuit venue, le général Trochu, craignant une nouvelle attaque, donne l'ordre de se retirer.
Malgré certains désordres occasionnés par la débandade de quelques bataillons de gardes nationaux, la retraite se poursuit sans être inquiétée.
Toutes les armées de secours qui tenaient la campagne en janvier étant battues ou détruites, les dernières forces militaires de Paris écrasées et les vivres épuisés , il ne restait plus qu'à capituler sans condition. Le Gouvernement, après avoir réprimé l'émeute du 22 janvier, est forcé de se rendre à merci, et la capitulation est conclue le 28 janvier.
Décousu de rattaque.
Retrait*.
Capitulation.