‹ La défense de Paris (1870-1871) (volume 5)Chapitre 85 sur 98 · MINISTÈRE · texte numérisé non relu

MINISTÈRE

DE l'iutémecr. «c Tours, 28 novembre 1870.

« Général,

« J'ai lu votre lettre avec un sentiment de profonde surprise. Vous savez que j'ai toujours manifesté à votre égard la plus entière confiance, convaincu de la loyauté, do la sincérité du concours que vous apportiez au Gouvernement de la Défense nationale. Je désire vous expliquer de vive voix, et sans réticence étrangère à mon caractère , tout ce que je pense et tout ce que j'attends de votre patriotisme. En conséquence, je vous prie d'accepter un rendez-vous à 4 heures dans mon cabinet.

« Veuillez recevoir l'assurance de mes sentiments d'estime.

• < Signé : Léon Gambetta. »

TiLÉORAMMB DE M. OAlfBBTTA A M. LE GÉNÉRAI^ BOURBAKI.

7 décembre 1870.

Général Boarbaki, è Gien,

c Mon intention et mon espoir étaient de voir reprendre une vigoureuse offensive avec les 15* et 18* corps réunis, mais ce que vous dites des conditions d'une lutte demain ou après-demain et l'éloignement actuel du 15* corps autorisent un repliement pour couvrir Nevers et Bourges; la position des 15* et 20* corps nécessitera probablement que vous passiez sur la rive gauche de la Loire au moment et au point qui vous seront le plus favorables^ il est bien entendu que le 20* corps, comme le 15* et le 18«, resteront sous votre direction absolue. Une fois que vous aurez tout réuni ainsi sous votre main, je compte que vous serez réellement prêt pour une action décisive.

« Signé : Léon Gambetta. »

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