‹ La défense de Paris (1870-1871) (volume 5)Chapitre 90 sur 98 · A BESANÇON · texte numérisé non relu

A BESANÇON

c Beaume-les-Dames, lo 21 janvier, 8 heures soir.

€ Je suis désolé que tous les approvisionnements ne soient pas venus à Besançon comme je vous l'avais prescrit, et je ne comprends pas que l'inspecteur du chemin de fer ne vous ait pas obéi. Si nous avions des ailes, nous assommerions certainement l'avant-garde prussienne, mais nous n'avons que des pieds endoloris par la fatigue et le verglas ; on marche et on marchera encore cette nuit.

« Les coupables sont les 30,000 hommes qui sont a Dijon et qui n'ont rien fait pour protéger l'aile gauche de l'armée. Le monde ne nous manque ni à notre droite, ni devant nous. Quant à Mouchard, j'espère que les deux régiments que j'envoie empêcheront qu'on attente à cette voie. Du reste, dans deux ou trois jours d'ici, nous serons en force sur ce point. >

EXTRAIT DU TÉLÉORAMMB DU MINISTRE DE LA GUERRE AU OiffiRAL

BOURBAKI

c 24 janvier 1871, 1 heure 59 soir.

c Je crois qu'il serait extrêmement dangereux pour vous de demeurer autour de Besançon, où le mieux qui pourrait vous arriver serait d'être désormais paralysé. Il faut à tout prix sortir de cette situation et opérer par voie de terre avec les 15«, 18* et 20* corps ; ainsi, il faut, avac les forces que j'indique, gagner le plus vite possible Nevers, ou mieux encore, la région

d'Auxerre, Sens, Joigny, Tonnerre; vous trouvère» dans cette région une vingtaine de mille hommes que j'ai déjà disposés pour vous y recevoir ; dans quelle direction précise deves-vous faire ce mouvement? c'est à vous actuellement de le déterminer d'après la position de l'ennemi et les conditions du théâtre da la guerre, mais il faudrait faire en sorte que ce mouvement profltAt à prendre Dôle, protéger Dijon et débarrasser nos commn* lûcations ferrées au-dessous de Besançon.

t Signé : C. de FRRTCiNEr. •

TéLÉGRAHME DU OéN^RAL BOURBAKt AU MimSTRE DE LA OUERRS, 4

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