‹ La défense de Paris, 1870-1871Chapitre 28 sur 52 · DÉFENSE NATIONALE · texte numérisé non relu

DÉFENSE NATIONALE

6 noTtmbre, iO heures du soir. — M. Ferry annonce qu'il ne s'est présenté que 35,000 volontaires ; il pense qu'il faudra appeler tous les hommes de vingt-cinq à trente ans.

7 noyembre, 3 heures 35 du soir. — M. le général Trochu appelle de nouveau l'attention sur le désordre qui continue à régner dans l'organisation de la garde nationale, dont les élections ont été détestables.

U annonce que le chef de bataillon Bachelerie a été arrêté pour cause de concussion et qu'il a tiré des coups de revolver sur ceux qui se sont assurés de sa personne.

L'impossibilité de pouvoir donner à ces 200,000 hommes un armement identique est également un inconvénient déplorable. Enfin , on demande comment arriver à l'échange des armes à feu, afln de donner aux gardes mobilisés des fusils à tir rapide , primitivement distribués aux anciens bataillons, parmi lesquels se trouve le moins grand nombre de volontaires.

Le Conseil pense qu'il faudrait faire une question d'honneur de l'échange des armes.

5 décembre, 10 heures du soir. — M. le général Clément Thomas donne lecture de divers rapports indiquant la mauvaise conduite et le peu de solidité des tirailleurs volontaires de Belleville. Il annonce en outre que M. Flourens est allé reprendre illégalement le commandement de ce bataillon aux avant-postes, oii il cause toute espèce de désordre. Le Conseil invile le général Clément Thomas à faire flaire une enquête sévère et à statuer en conséquence.

14 décembre, iO heures du soir. — M. le général Clément Thomas

sur un miracle, nous ne pouvions méconnaître notre

signale plusieurs acles d'indiscipline dans la garde nationale ; il a été obligé de casser un chef de bataillon et il demande la dissolution du 147« bataillon des volontaires de Belle ville, qui a refusé de marcher. Le Conseil décide la dissolution de ce bataillon.

19 décembre, 10 heures du soir. — M. le général Clément Thomas signale les nombreux vols commis par la garde nationale aux environs de Paris.

10 Janvier, 10 heures du soir. — M. J. Favre insiste pour Taclion. n rappelle au général Trochu qu'il n'a jamais cru aux armées de province, qui, pourtant, se sont faites à force de patriotisme; il faut les imiter.

M. le général Trochu répond qu'il n'avait pas cru aux armées de province, parce qu'il n'avait jamais espéré tenir aussi longtemps. C'est Vhéroïsme do la population de Paris qui a permis à ces armées de se faire. Il déclare n'avoir confiance que dans le mouvement de Dourbaki. Les généraux Chanzy et Faidherbe lui paraissent dès à présent condamnés à l'impuissance. Il demande qu'on laisse les généraux traiter les questions militaires et que le Conseil s'occupe surtout des subsistances, qui sont en ce moment le premier et presque le seul élément de victoire.

M. Ferry ne veut pas discuter la question militaire, mais il ne croit le rationnement possible qu'en présence d'une action engagée.

M. le général Trochu : Ajoutez : cet réussie, » car c'est là le problème. Il rappelle qu'il a déjà livré sept combats et quatre batailles, sans avoir plus réussi que Faidherbe et Chanzy. Il signale le mauvais équipement des troupes, épuisées de fatigue et de froid. Il f^*émit à la pensée d'un grand engagement qui pourrait devenir un grand revers. Les bataillons de la garde nationale sont seuls vigoureux et bien vêtus, mais on ne sait encore militairement ce qu'ils pourront donner.

M. Ferry engage à employer la garde nationale.

M. le général Clément Thomas décUre qu'il y m beaucoup de charlataDÎsme dans cet étalage de courage de la garde nationale. Déjà, (fapuis qu'elle sait qu'on va remployer, son enthousiasme a beaucoup baissé. Il ne faut donc rien s'exagérer de ce côté.

M. le général Trochu reconnaît qu'il a reçu des rapports déplorables sur certains bataillons; il y a là de bons et de mauvais éléments; il craint que les mauvais ne paralysent les bons.

20 janvier, 10 heures du soir. — M. le général Trochu dépeint l'attitude à la fois énergique et étonnée de la garde nationale devant l'ennemi. Ce n'est pas là une troupe aguerrie sur laquelle on puisse compter absolument. Il cite des ofQciers et des soldats tués par des gardes nationaux effarés. 11 ne faut donc pas se laisser aller aux illusions de sentiment. Il y a, suivant lui, dans la garde nationale, des individualités remarquables et une masse d'une inexpérience des plus périlleuses.

M. le général Clément Thomas déclare que les bataillons les plus

Linpuissanœ aussi bien que celle des armées de Texterieur. Il ne restait donc plus qu'à traiter. • . A ce moment, la chose était encore possible (1), car, dans Paris, nous avions des vivres pour deux mois, une armée bien organisée, disciplinée, animée de l'excellent esprit que donne le sentiment d'un grand devoir accompli et d'un succès relatif; au dehors, l'arméo de la Loire avait été battue, il est vrai, partagée même en deux parties retraitant dans, des directions divergentes, mais tels quels ces deux tronçons constituaient des éléments de résistance avec lesquels l'ennemi avait à compter sérieuse* ment ; au Nord, Tarmée de Faidherbe non encore entamée ; au Sud, à l'Est, les corps de Garibaldi, de Cremer, en Bretagne, à Lyon, partout, d'autres corps en voie d'organisation. — En un mot, la France possédait des éléments de force, de résistance ; bien dirigés et avec une de ces chances heureuses qui, à la guerre, jouent un si grand rôle, ils pouvaient nous ramener la fortune. Les négociations entamées dans ces conditions pouvaient donc aboutir à une paix moins dure, moins hu-

calmes ont tenu le pins solidement, tandis que les plus fous de bruyant héroïsme ont été les plus faibles au feu.

M. Clément Thomas trouve qu'il ne faut pas s'exposer à finir par un désastre; il croit que désormais l'honneur est satisfait.

(1) Voici deux dépêches de M. de Ghaudordy à M. Jules Favre qui confirment cette opinion :

« 19 décembre 1870. — Depuis quelques semaines, et sartout à U « suite d93 eombata sous Paria, l'opinion nous est devenue en grande « majorité favorable. Les personnes mêmes qui n'attendent rien pour c nous de la prolongation de netre résistance, rendent hommage à l'hé- « roïsme de nos troupes, et pensent généralement que les malheurs de « la guerre actuelle, loin d'abattre durement la France, seront pour elle « une cause de régénération. Presque tous les journaux russes ex« c priment ces pensées, ainsi que beaucoup de journaux anglais. »

« 26 décembre 1870. — D'après des nouvelles reçues de l'étranger, « on constate une grande perte des Prussiens à Chompigny ; ils s'éton-

nen de l'organisation de l'armée de Paris. »

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miliarilef qu'a aucune autre époque. -^ Vraisemblablement il n'eût- été question ni de désarmement, ni d'ocoupation des forts, ni de l'entrée de l'armée allemande dans Paris; rien n'eût été demandé au delà d'un subside en argent et d'une cession de territoire. — Les conditions eussent été débattues librement, puisque nous avions encore quelque chose à mettre dans la balance rt que* toutes les chances en notre faveur n'étaient pas eompléfement épuisées*

• Il ne pouvait être question de capitulation, mais seulement d'armistice, et si les négociations étaient remplies, nous recommencions la lutte dans des conditions plus avantageuses, puisque nous aurions pu nous entendre avec nos armées du dehors (1) et que notre [or-

' (1) La èhose était d'autant plus oécessaire, que rien, absolument rien ne venait éclairer le Gouvernement de Paris sur Tétat, l'effectif, la force, la constitution, la valeur, la situation de nos armées de rextérieur. •'« Je ne sais comment vous dire, écrivait M. J. Favre à M. Gambetta, K Je ne sais" comment vous dire, mon cher ami, le dommage îrrêpêts rable que vous nous causez, en nous envoyant des pigeons qui ne « nous apportent aucune nouvelle politique et militaire. — Le publie» « gui ne peut croire à une pareille incurie, nous accuse de cacher de^ « informations — et il a raison, car il ne peut entrer dans la tête d'un « homme de sens que, lorsque le salut de la patrie peut dépendre d'un tt renseignement exact ou inexatst, vous ne preniez la peine de nous en n donner aucun.'— ' Ce matin, nous recevons de vous un pigeon nous ^ apportant un décret et une longue instruction sur les télégraphes, ti « pas un mot sut l'armée de la Loire, sur celle du Nord, de V Ouest, « du Sudj de fBst, de votre position personnelle, de Fétat des esprila. « — Quand l'histoire dira ces choses, car elle les relèvera, elle n'aura «\pas assez de blâme légitime pour vous.

« Vous nous savez dans les angoisses; chaque jour qui s'écoule est « pour nous un véritable point d'interrogation resté sans réponse... Que m devient la province ? Où est Frédéric-Charles ? Nos amis résistent-ils ? « Quand et comment pourrons-nous les secourir? Voici un courrier qui ç est parti d'Orléans le 27, c'est-à-dire avant-hier... Il ne nous apporte « rien sur tous les points du salut suprême! et la seule dépêche utUe « de M. de Ghaudordy, à peu près exclusivement diplomatique, est du 21, • antérieure de six jours au départ du message, etc., etc. » ! Et M. Gambetta était le seul qui donnât directement des nouveUes em ce qui concernait la guerre,, la plus grande affaire, cependant. « Les

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^aiiisatioh en personnel et en matériel eûl été plus complète'.

' E^fin, aujourcThui que nous pouvons juger les événements après coup,, il est une considération qui, plus ^ue toutes les autres, nous fait condamner inexorable* fnent les funestes résolutions du Gouvernement do la Défense nationale. . .

-' La paix faite au commencement de décembre, dans lés conditions que nous venons d'indiquer, était une paix honorable qui nous relevait aux yeux de TEurope» ûous méritait son estime et celle de nos adversaires eux-mêmes ; elle nous sauvait des horreurs et des infamies de la Commune qui nous a mis un instant au ban de FEurope et nous a fait perdre pour toujours le bénéfice de nos cruels sacrifices, de nos généreux efforts !!t

Comme il est d'un haut intérêt historique de bien éta- BztraK blir la part de responsabilité qui revient à chacun dans m. j."\a!^rey.* la continuation de la guerre après le 6 décembre, nous Croyons devoir reproduire ici les quelques lignes suivantes empruntées à l'important travail de M. Valfrey» historien consciencieux et désintéressé dans la question (1) :

c Les Prussiens étaient victorieux devant Paris et csur la Loire, mais ils emportaient de ces trois jour- € nées de luttes meurtrières rimpt*ession que la résis-

c minisires des affaires étrangères, de la justice, du commerce, etc.... « recevaient des dépêches de leurs délégués en province, celui de la « guerre ne pouvait rien connaître que par M. Gambetta lui-même. Au- H cun chef de service ou général n'était admis à correspondre avec c Paris. Le Rapport de M. Lallié, sur les communications postales pen- « danl la guerre, montre coounent le général Chanzy recevait défense do « communiquer directement avec le Gouvernement de Paris. >

[Extrait du Bapport de M. Cbaptr.)

(i) Histoire de la diplomatie du Gouvernement de la Défense natio» nale, par 4. Valfrey. — f partie, pages 77 et 84

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tance des Français n'était pas un vain mot et que des sacrifices considérables devaient encore être demandés à TAllemagne pour arriver au but qu*elle avait cru atteindre après la capitulation de Sedan et de Metz. D*un autre côté, les troupes, qui tenaient la campagne depuis cinq mois et demi, manifestaient une grande lassitude et un vif désir de retourner dans leurs foyers pour les fêtes de Noël. Ces symptômes n'échappèrent pas au quartier général de Versailles, et, le 5 décembre, un parlementaire se présenta aux avant-postes du côté du pont de Sèvres avec une lettre à l'adresse du général Trochu. Cette lettre lui fut portée dans la journée à Vincennes, où il s'était établi quelques jours auparavant pour suivre de plus près les opérations de la Marne. On sait que le général de Moltke annonçait au Gouverneur de Paris la défaite de l'armée de la Loire et lui proposait d'envoyer un officier français à Orléans pour constater l'état réel des choses. Le lendemain 6, le général Trochu se rendit dans la matinée à Paris et cpmmuniqua au Conseil, qu'il présidait, la teneur de la dépêche du chef d'état-major de l'armée allemande, ainsi que le texte de la réponse qu'il proposait de faire à cette ouverture.

c II faut dire que depuis quelque temps et pour le cas d'un double échec possible sur la Loire et sous les murs de Paris, le délégué du ministère des affaires étrangères avait préparé M. Jules Favre à la nécessité de rouvrir des négociations de paix. En province, l'évacuation d'Orléans, combinée avec la retraite du général Chanzy sur le Mans et celle du général Bourbaki sur Bourges, ne pouvait que donner un nouveau point d'appui aux partisans des élections et à M. Thiers qui en était le chef. Enûni le pays lui-mômei qui avait

ora jttsque-là à la possibilité d'une résistance victo* rieuse, en faisant appel à des ressources extraordinaires, le pays commençait à sentir chanceler sa foi et à désirer là fin d'une guerre perdue sans retour. < A Paris, la situation des esprits ne devait pas être bien différente. Au mois de novembre, la capitale n'avait pu accepter la paix avant d'avoir fait un effort pour en améliorer les conditions : on conçoit donc que les propositions du pont de Sèvres lui aient semblé prématurées. Mais après les batailles sur la Marne, qui sauvaient hautement l'honneur de la grande cité, on devait se demander si la raison, si la prudence lui faisaient un devoir d'attendre son dernier morceau de pain pour traiter de la paix, alors que, dès le 5 décembre, il ne lui restait plus une seule chance vraiment sérieuse de percer les lignes d'investissement. L'opinion publique inclina donc vers l'adoption d'une politique plus modérée et mieux en rapport avec les cruelles nécessités d'une situation qui s'aggravait des plus dures souffrances physiques, c M. Jules Favre, l'histoire le constatera à son honneur, était acquis à ces idées, et lorsque le général Trochu proposa de décliner l'offre de M. de Moltke, il soutint qu'il serait préférable d'envoyer un parlementaire à Versailles avec la mission de sonder les véritables dispositions du quartier général prussien. Le ministre dés affaires étrangères pensait qu'en tenant compte des forces de Paris et du mal qu'elles pourraient encore faire à Tennemi, celui-ci ne se montrerait plus aussi inflexible au sujet d'un armistice avec ravitaillement de dix ou quinze Jours, à l'aide du quel on convoquerait une Assemblée nationale. Dans le Conseil du 6 décembre, M. Jules Favre défendit avec beaucoup de bon sens cette thèse : mais il parait

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-« qnï'il ne fut appuyé par aucun de ses collègues *(4)oet c qji'il fut combattu avec la dernière énergie par le gér f pét^l Tpochu, qui se prononça pour la continuation de., c la guerre à outrance et entraîna tout le Gouvenie- € ment. \ j

. € Plus on étudie l'histoire du siège de Paris, plus on. € arrive à se convaincre que ce fut là une faute, et que c le véritable moment pour ouvrir des négociations de. c paix était bien celui qu'avait suggéré le général de. c Moltke au 5 décembre. >

c Ici se termine la deuxième phase de la guerre « franco-allemande. Après- Sedan, notre malheurejix

< pays, bercé par les traditions de l'école révolutionc naire et les souvenirs de 1793, avait cru à la puissance t de ses ressources, de son courage, de son tempéra- € ment militaire pour repousser l'invasion. Noble et géc néreuse illusion, qui excuse bien des fautes, même c chez ceux qui l'ont entretenue. Au milieu de décemc bre, l'expérience était faite et elle n'avait pas réussi, c La France pouvait donc déposer les armes, se résiç gner et subir la loi du vainqueur, sans compromettre c sa dignité. Le Gouvernement du 4 Septembre en ju- € gea autrement, et la suite des événements a prouvé c que ce fut une erreur. Mais jusque-là, pendant la pre-

< mière partie de leur œuvre, M. le général Trochu 4 c Paris, M. Gambetta surtout en province, ont fait leur € devoir, rien que leur devoir.

. c Un grand pays, quoi qu'on en dise, ne saurait c6n« c sentir à des aliénations de province après troia ba-

' (t) M. Valfirey fait erreur : M. Jules Favre Iht appuyé par M. Ernest Picard.

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c tailles perdues; il est tenu, qu'on nous pardonne q^ « mot, de payer de sa personne el de se défendre asse;? « longtemps pour permettre à la fortune un "retour, s'il

< est encore possible, et au moins pour sauver son hont neur. Du 4 septembre au 4 décembre, toute réserve € faite sur la révolution qui suivit la capitulation de

< Sedan, la continuation de la guerre a donc été, en pré* « sence des exigences bien connues de la: Prusse,-une « obligation, et si faible que soit aujourd'hui la France, € si épix)uvée qu'elle ait été par une série de catastro-

< phes sans exemple, il lui est dû, dans l'immensité de € son malheur, plus de considération, il lui reste plus d^ c force morale que si elle eût cédé seulement TÂlsace c au 20 septembre. »

Terminons en donnant sur cette question si gravé et si vivement controversée, l'opinion émise dans le rapport fait au nom de la Commission d'enquête sur les actes du Gouvernement de la Défense ■ nationale par M. Chaper, membre de l'Assemblée élue le 8 février 1871 ;

... c,Le Gouvernement de la Défense nationale n'f^ c guère pris de résolution plus importante que celle du € 6 décembre. Il se décidait, pour Paris et pour la c France, à continuer la lutte; il s'y décidait, alors que c depuis bien longtemps, il n'avait sur l'état delà FranoQ c que des renseignements incomplets ou douteux; il s'y t décidait au moment où l'armée de Paris venait d'êtrei c repoussce après d'immenses efrorts> au mpqient même € où il apprenait de nouvelles catastrophes^^la ji éfaite € de la Loire, la reprise d'Orléans, et avant de connaître c rétendue de ces catastrophes, on peut le dire, il fer-i

< mait les yeux à la lumière, par cela seul que c'était c Fennemi qui la lui présentait, et tôte baissée il se pré« « cipitait et la France avec lui dans une lutte suprême;

« au risque, — et révénement Ta prouvé, — d'acculer € notre pays à une situation désespérée. »

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