ATTAQUE DU GRAND FOUR A CHAUX
Pendant que Champigny était si vivement assailli, deux colonnes du 1*^ régiment wurtembergeois mar-
(1) Ces maisons avaient été crénelles par les sapeurs du capitaine dises appelés du four à chaux.
(2) Sur le mur peu élevé de la chaussée du Pont, les hommes avaient disposé leurs havre- sacs en guise de sacs à terre.
(5) Voir croquis n*» 4.
Aies Prussiens
"Soi
Uigitized by VjOÔQIC
chaient sur le grand Four à chaux : Tune vers le petit bois de la Lande, l'autre vers la batterie de la carrière.
Aussitôt l'attaque prononcée, le général Paturel donne l'ordre à ses deux colonels de rassembler leurs régiments, et, sans attendre que sa brigade soit formée, il se jette avec les premières troupes qu'il a sous la main au secours de ses avant-postes. A la tête des 4% 5* et 6" compagnies du 2* bataillon du 422' (4) et de quelques fractions du 121*, il dégage la batterie de la carrière et vient en aide à la grand'garde du petit bois de la Lande, chaudement engagée. Formée des 4% 5* et 6' compagnies du 2* bataillon du 121% cette grand'garde, bien que surprise par l'irruption soudaine de l'ennemi, résistait énergiquement; les trois capitaines s'étaient bravement fait tuer à la tête de leurs hommes (2)... accablés par le nombre, nos soldats allaient succomber, quand l'arrivée du général Paturel rétablit le combat. Devant ces forces nouvelles, les Allemands reculent et finissent par abandonner complètement le petit bois, en nous laissant trente prisonniers dont un officier.
Voulant refouler l'ennemi dans ses retranchements, le général fait battre la charge. . . toute la ligne s'ébranle .... auxcrisde :£/2 ava72/.'e72avan//LesWurtembergeois,sans attendre le choc, s'enfuient les uns vers Villiers, les autres vers l'éperon de Cœuilly. A la poursuite des premiers, le capitaine Bapst avec sa compagnie (4* du 2* bataillon du 122*) franchit le pont du chemin de fer et arrive en vue de Villiers. Mais là, sous le feu du parc et des tranchées, menacé d'être tourné, il est obligé de revenir vers le pont.
Le
général Paturul
se jette au 86:ours de
ses grand'gardes.
Le
général Paturel reroule les
Wurte/fib^rgeois
da s
le ra?-" d«
la Lande.
(1) Ces trois compagnies venaient de quitter la grand'garde du pelit bois de la Lande ; elles étaient à hauteur de la carrière.
Les trois premières compagnies de ce bataillon qui avaient été relevées au poste de la carrière furent chargées de la garde du four à chaux.
(2) Capitaines Mainson, Legroux, Drouot.
Dans le ravin de la Lande, bien qu'accueillis par une fusillade des plus meurtrières, nos soldais, entraînés par leur brave général, continuent à serrer de près les tirailleurs wurtembergeois ; à hauteur de la première voûte de Villiers, les pertes deviennent telles qu'il leur est impossible d'aller plus loin... Ils s'embusquent derrière des arbres, dans des sillons, et continuent à engager le feu avec les tirailleurs qui garnissent la levée du chemin de fer, ainsi que les tranchées longeant la route de Gliennevières à Villiers.
^ Le , Plusieurs" fois l'ennemi tente de les refouler, mais
gën»i de Malroy ^
la^/Sonce ^^ ^^^ toujours Topoussé parlafusillade et le feu de deux Four à diaux niilrailleuses de la division Berthaut établies sur le chemin de fer en avant de la maison du garde.
Ainsi vers 7 h. 1/2, l'attaque du centre ennemi avait complètement échoué devant la vigoureuse résistance de la brigade Paturel, dont les tirailleurs étaient arrivés à plus de 1 ,000 mètres de leur première position ; les Allemands s'étaient retirés d'un côté jusque sous Villiers, do l'autre sur les pentes du plateau du Cœuilly (1).
Pendant que la première ligne lutte si énergiquement, le général de Malroy organise la résistance en arrière et envoie des renforts au général Paturel. Trois compagnies sont chargées de la garde du grand four à chaux; un bataillon garnit la tranchée entre le chemin de Villiers et le four à chaux de Champigny; la carrière, le petit bois de la Lande, la tranchée reliant co bois au chemin de fer sont solidement occupés. Les deux batteries de réserve du commandant Déthorey (batteries Duloz et Fly-Sainte-Marie) reprennent leur position de l'avant - veille sur la pente du ravin de la Lande et viennent joindre leur feu à celui du commandant Briens
(1) Voir croquis n"» 5.
Ait4^^^ VilKers
pour contrebattre rarlillerie de Cœuilly. Enfin, sur la gauche, nous sommes vigoureusement soutenus par les deux mitrailleuses de la maison du gardo.