partie nord de Bry, cheminant de maison en maison, partie du viuage
gagnaient du terrain... Réfugiés dans le parc Dewinck, ayîfèJlj "nig' ^ les Saxons cherchent à nous résister encore ; mais, ^® ™*^"'craignant d'être coupes, ils ne tardent pas à se retirer
vers Noisy-le-Grand, nous laissant un grand nombre des leurs qui s'étaient réfugiés dans les caves.
La brigade Daudel recueillit sur cette partie du champ de bataille où elle s'était si glorieusement conduite 475 prisonniers, dont 5 officiers, plus de 800 fusils, quantité considérable de havre-sacs, gibernes, casques, etc. L'ennemi avait fait des pertes énormes : les pentes, les avenues, les inies, les maisons, étaient encombrées de ses morts ; sur le plateau de Villiers, on voyait également des monceaux de cadavres saxons et wurlembergeois. Les deux régiments saxons à eux seuls perdirent près de 1,200 hommes et 46 officiers : le régiment n° 107, 36 officiers et 636 hommes ; le régiment n" 108, 10 officiers et 650 hommes. Le 1*' régiment wurlembergeois perdit également 4 officiers et 200 hommes , le 13* bataillon de chasseurs saxons, 1 officier et 53 hommes.
De notre côté, nous avons malheureusement aussi clé cruellement éprouvés :
Le 125* avait perdu 20 officiers et 359 hommes. Le 126* ~ 17 — et 224 —
Le 107* — 16 — et 514 — Le 108* — 6 — et 206 —
Les marins du commandant Rieunier, c à leur posto obscur et périlleux, » avaient toute la journée gardé leurs ponts de Bry, au milieu de la canonnade el de la fusillade; ils avaient perdu quelques hommes et un officier, l'enseigne de vaisseau Versnheider, officier d'ordonnance du vice-amiral de La Ronciôre-le-Noury, détaché pour l'opération.
Les dimioDB Comme on l'a vu plus haut, les divisions de Bellemare
d« Susbielle et i ^m i . n , i i ^ i i i «
de Bellemare et de Susbielle avaient ete rappelées des le début de la
arrivent , * *
«"f totauS^^* journée pour renforcer les points les plus monac6s; elles
avaient passé la Marne aux ponls de Joinville (1) et arrivaient en ligne au moment où la lutte était encore dans toute sa vivacité.
Le 115* do la division de Susbielle est immédiatement dirigé vers les fours à chaux sur lesquels Tennemi prononce une nouvelle et très-énergique attaque (2) ; le H G* de la même division renforce la division Borthaut sur lo plateau de Villiers.
La division de Bellemare relève dans le village de Bry et sur les positions environnantes les brigades Daudel et Gourty, épuisées par six heures de lutte acharnée : Li brigade Fournès est en première ligne ; le 136*, appuyé à la route n** 45, remplace les 125* et 12G' sur le bord du plateau au nord du chemin creux, le 4* zouaves, placé à sa gauche, relève les 107* et 108' près du chemin de Bry à Villiers.
La brigade Colonieu, en colonne sur les pentes, forme deuxième ligne. La brigade Daudel se concentre dans lo village de Bry, et la brigade Gourty va se reformer dans le bois du Plant.
Les trois batteries divisionnaires du général de Bellemare aux ordres du commandant Tardif de Moidrey (3), prenant position à gauche de la rente n** 45, joignent leur feu à celui des batteries établies entre cette routo et le chemin de fer ; la canonnade redouble alors d'in-
(1) La division de Bellomare venant du rond-point do Plaisance, avoit dû faire un détour et aller jusqu'aux ponts de Joinville, les ponts do Nogent étant fatigués.
(2) Le 115« n'avait que deux bataillons; le l**" était resté à Créteil à la disposition du général Rlbourt.
Dans la journée cette position fut, en outre, renforcée par qnalr» bataillons de la brigade Biaise et une batlorio venue du Moulin-Saquul.
(3) Ces trois batteries étaient :
La 1G« du 2* (4), capitaine Malfroy; La 16« du 10« (4;, capitaine Dardenne ; La 15® du 11« (milr.), capilainc M».laval.
tensilé entre noire artillerie et celle de l'ennemi qui occupe les hauteurs de Gœuilly à Villiers (1).
Mais bientôt noussommes pris en rouage par de nouvelles batteries entrées en ligne au nord du plateau de Gœuilly (2); en peu de temps nous éprouvons des pertes considérables.
Néanmoins, la lutte se maintient énergiquemont; quelques-unes de nos pièces exécutent un changement de front et ripostent à ce nouvel adversaire ; elles sont secondées par la batterie Salin que le lieutenant-colonel Lucet a fait placer parallèlement à la voie ferroo près du passage à niveau (3).
CHAPITIiE VIL
LA 8* DIVISION HARTMANN PREND L*OFFENSIVE SUR LE FRONT VILLIERS-CHAMPIGNY.
Orrensive sur le front
Villiers- Champigny.
La 1" brigade wurtembergeoise , la 7* brigade prussienne n'ayant pu enlever Ghampigny, le général de Fransecky fait avancer la 3* division Hartmann pour tenter un suprême et dernier effort. Vers 11 heures la 6* brigade de cette division entre en ligne, une nouvelle
(1) La batterie Nismes avait quitté son ancien cmplacemonl à gaucho do la route pour prendre position derrière Tépaulcment du plateau.
(2) Réserve du 2« corps.
(3) Cette batterie de 12 (4« du 12«) appartenant à la réserve du U' corps, avait été dirigée, par ordre du général en chef, sur le Perroux, pour renforcer l'artillerie de la rive droite.
Mais l'artillerio étant assez nombreuse de ce côlé, le capitaine Solin repassa la Marne à Nogent ; il se dirigeait vers la Fourche de Champi • gny, quand il fut arrêté par le lioulonant-coionel Lucet, devenu chef d'état-major de rarlillerio en remplacement du colonel Villicrs, blessé, et dirigé sur le plateau do Villicrs.
offensive est immédiatement prononcée sur tout le front depuis la Marne jusqu'au four à chaux.
Contre Ghampigny marchent le 2* bataillon de chasseurs poméranien, et le régiment n** 54, qui unissent leurs efforts à ceux du 2* bataillon de chasseurs wurtembergeois, du régiment prussien n** 49, des grenadiers n** 9. En même temps le régiment n® 14 descendant les pentes nord du plateau de Cœuilly s'avance contre le four à chaux.
Quatre bataillons de la 5* brigade formant réserve se tiennent au centre des deux attaques sur le plateau de Cœuilly; deux bataillons du régiment n** 42 ont été dirigés sur le parc do Villiers pour relever les Wurtembergeois et les Saxons fortement éprouvés (1).
GHAMPIGNY.
La division Faron repousse ce nouvel assaut avec une indomptable énergie; partout Tennemi est arrêté et bientôt à notre tour nous prenons l'offensive.
Sur le côté nord de la Grande-Rue, les sapeurs préparent la voie; dès qu'une brèche est ouverte nos soldats s'y précipitent résolument. De maison à maison, de chambre en chambre on s'aborde avec fureur, on se fusille à bout portant, on se bat à coups de baïonnette, à coups de crosse.. .
Au sud de la Grande-Rue nous sommes définitivement maîtres de tout l'îlot attenant à la maison verte, et nous engageons une vive fusillade avec les tirailleurs postés dans les habitations et jardins environnants; mais il est impossible d'avancer sous le feu qui, partant de la tran-
La dlTi!<lon
Parou à Ghampigny
repou.sse
uno troisième
attaque.
9 hearja.
(1) Voir croquis n» 12.
chée, couvre de projectiles le centre du village et la chaussée dupent. Le 113* ne parvenait pas, malgré les plus énergiques efforts, à déloger de cet abri les chasseurs wurtembergeois (1).
De la rive droite de la Marne , il eût été bien facile cependant d'obtenir ce résultat en occupant les murs du parc Adam , les maisons voisines d'où l'on prenait d'écharpe et à revers toute la tranchée ; malheureusement dans la presqu'île de Saint-Maur, aucun de ces couverts n'avait été utilisé.
A différentes reprises le 113" s'élance sur la tranchée, mais chaque fois le feu rapide, bien dirigé de l'ennemi l'arrête en lui faisant éprouver de grosses perles. Une vingtaine de soldats conduits par le sergent Pomme cherchent à s'avancer en se défilant le long de la berge de la rivière ; ils ne sont plus qu'à quelques mètres de la tranchée quand un feu à bout portant renverse le sergent, tue ou blesse ceux qui le suivent. Le commandant Besson songe alors à utiliser les couverts de Tile de Ghampigny qui prenaient à revers la tranchée : le sergent Subileau monte avec cinq hommes dans une barque accrochée à la rive : ces braves gens, faisant force de rames, traversent la rivière sous une grêle de balles, et débarquent dans Tîle... se défilant derrière les arbres, ils débordent la tranchée, fusillent à une centaine de mètres les Wurtembergeois et les forcent à se retirer.
Le résultat obtenu par ces quelques hommes montre combien il eût été important d'occuper les abris de la rive droite de la Marne, d'où l'on aurait pris à revers, non-seulement cette tranchée, mais toute la plaine à l'est de Ghampigny, le chemin de Sucy et la nouvelle route
(1) Voir croquis n" 13.
de Cbcnnevières, par où débouchaient les renforts de Tennemi.
Au plus fort de la lutte, le général Trochu était arrivé à Champigny; après avoir vivement félicité les 35% 42" et 114* qui défendaient si héroïquement le centre du village, il avait parcouru à petite distance des tirailleurs ennemis, et sous une pluie de projectiles, toute la chaussée du pont ; là il avait adressé les plus chaleureux éloges au 113"" qui venait de se conduire à Tégal des vieux régiments et au général Faron, commandant ces braves troupes.
Au nord du village, les défenseurs du jardin K, dirigés par les capitaines Poulvé, Giroin, Robert, continuaient à lutter énergiquement (1) ; exposés depuis le matin au feu plongeant du Parc-en-Poinle et de la Plâtrière, sur quarante, vingt sont à terre, morts ou blessés. Cependant ces braves vont bientôt se trouver sans munitions, les cartouches des morts, des blessés sont épuisées... un adjudant se dévoue pour aller en chercher, il est tué en traversant la rue. . . un sergent réussit une première fois à apporter quelques paquets de cartouches, la seconde il tombe frappé d'une balle à la cuisse.
A 2 heures, ces hommes qui combattent depuis huit heures du matin ne sont plus que quinze ; le capitaine Poulvé , le plus ancien des officiers , les rassemble : € Nous n'avons plus de munitions , leur dit-il , nous c sommes entourés ; si nous ne nous retirons pas, nous c serons pris comme dans une souricière. En sortant du € jardin, nous avons à faire plus de cent mètres sous
Le général Trochu à Cliampigiiy.
Belle
conduite des
défenseurs
du Jardin K*
(1) Le lieutenant Leca était également entré dans l'enclos lors de la retraite du matin ; parvenu à en sortir vers midi, il avait rejoint dans le pâté A quelques groupes isolés, s'était mis à leur tûte, mais bientôt entouré de toutes parts, il avait été fait prisonnier après une lutte héroïque.
Ensemble des
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« une grêle de projectiles. Que préférez- vous? rester € aux mains de l'ennemi ou affronter une mort presque € certaine? »
— € Nous ne voulons pas être prisonniers, répondent les hommes.» Et chacun, brûlant sa dernière cartouche, se précipite hors du jardin. Le capitaine Giroin, plusieurs soldats tombent frappés à mort, quelques-uns atteignent les maisons X, s'y embusquent et poursuivent la lutte.
Malgré l'abandon du jardin K, l'ennemi, exposé aux feux croisés des carrières du Signal et de la ligne de maisons X, ne gagne pas de terrain au nord du village; dans la Grande-Rue, cheminant de proche en proche, nous continuons à le refouler. A ce moment, vers 2 heures, nous sommes maîtres de tout l'ilot A, de tous les abords de 1 église, et les Allemands ne possèdent plus que quelques maisons à la bifurcation des deux routes de Chennevières.
Les attaques successives contre Champigny avaient coûté aux Allemands 60 officiers et plus de 1,100 hommes :
Le 2* bataillon de chasseurs wurtembergeois avait perdu 9 officiers et 137 hommes ;
Le 7* régiment wurtembergeois , 10 officiers et 294 hommes ;
Le régiment prussien n* 49, 25 officiers, 473 hommes;
Le 2* bataillon de chasseurs poméraniens, 9 officiers et 158 hommes;
Le régiment prussien n** 54, 6 officiers et 101 hommes.
De notre côté, nous avions perdu 28 officiers et 1,000 hommes environ, dont près de 500 prisonniers :
113% 12 officiers, 100 hommes. — 35% 5 officiers, 200 hommes. — 42% 11 officiers, 700 hommes.
Pendant que cette lutte acharnée se poursuivait dans Champigny, toute l'artillerie du l*' corps, en position
dans la plaine qui s'élend du village au bois du Plant, '""cœuni* "^^ couvrait de projectiles le bord du plateau de Cœuilly, cherchant à éteindre le feu des batteries qui prenaient en rouage rartillerie du 2* corps, établie devant Villiers.
Vers 2 heures, pour compléter cette action, le général en chef fit avancer deux nouvelles batteries entre Ghampigny et la Marne ; il indiqua lui-même au colonel Hennet remplacement de chacune d*elles et le point précis sur lequel elles devaient concentrer leur feu. A ce moment, nous n'étions séparés de la presqu'île de Saint- Maur que par la rivière et nous constatâmes, non sans étonnement, que la fusillade et la canonnade avaient complètement cessé de ce côté ; les ouvrages et batteries établis sur le bord de la rivière (rive droite) paraissaient abandonnés... Que faisaient donc Tinfanterie et la puissante artillerie mises à la disposition du général Favé pour appuyer notre droite?... Leur inaction en un pareil moment était incompréhensible; aussi le lieutenant-colonel Warnet, sous-chef d'état-major de la 2* armée, fut-il expédié en toute hâte pour demander des explications et prescrire de faire reporter en avant toute l'artillerie mobile dont on disposait et de faire agir également les pièces de gros calibre.
Cet ordre fut transmis rapidement mais sans résultat. incident
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Aux mvitalions pressantes et chaleureuses du sous-chef la Marne, d'état-major, le général Favé répondit froidement : « Vous m'avez exposé vos idées ; j'ai l'habitude d'agir d'après les miennes. » Et, en effet, il ne modifia en rien ses dispositions (1).
(1) •.. « Le lieutenant-colonel Warnet signala des défocluosités de tir et conclut en me disant qu'il y avait lieu, suivant lui, do porter les batteries plus en avant. Je fus blessé, et je crois légilimemont, du ton et du jugement un peu hâtif d'un officier qui était mon inférieur en grade. Je lui répondis très-froidement : « Vous m'avez exposé vos
Le lieutenant-colonel Warnet dut revenir vers le général en chef pour lui rendre compte de cet étrange incident ; il repartit bientôt porteur d'un ordre écrit qui enjoignait au général Favé de faire porter immédiatement en avant ses pièces mobiles et d*en abandonner la direction au sous-chef d'état-major de la 2* armée, qui connaissait exactement les intentions et les vues du général en chef. •
Celte fois encore, le général Favé n'obéit qu'à moitié. € Allez rendre compte au général en chef, dit-il au lieutenant-colonel Warnet, que ses intentions seront exécutées. » Puis il fit porter en avant trois batteries, mais se borna simplement à leur faire tirer quelques coups de canon (1).
Précédemment dans la même journée, un aide do camp du Gouverneur était venu apporter au général Favé Tordre formel d'activer son feu, il n'avait pas été mieux écouté que le colonel Warnet (2).
« idées, j'ai l'habiludo d'agir d'après les miennes. » H me quitta et je laissai les choses dans le même état. » (Extrait do Deux combats (far^ tiUerie sous les forts de Paris, par le général Favé.)
(1) ... « Le lieutenant-colonel Warnet revint environ une heure après, alors que notre feu avait diminué do plus en plus.
« Il m'apportait une lettre du général en chef de la 2« armée commençant par ces mots : « Vous avez eu tort de ne pas porter vos pièces « plus en avant, » et me prescrivant ensuite do donner la direction des batteries au lieutenant-colonel qui connaissait ses intentions et possédait toute sa confiance. Après avoir lu celte lotlro, je dis à cet officier supérieur : « Allez rendre compte au pénôral en chef que ses intentions ff seront exécutées. » l\ hésita un moment, sans doute parce qu'il connaissait le contenu de la lettre, puis il s'éloi^^na sans prononcer une parole. Je donnai des ordres aussitôt pour faire porter les trois batteries mobiles sur l'emplacement N (à l'extrémité du parc de Saint-Maur), ou elles tirèrent quelques coups de canon sans qu'on puisse leur attribuer aucun effet tactique. » (Extrait de Deux combats d'artillerie sous les forts de Paris, par le général Favé.)
(2) ... « Le feu de la grande batterie ennemie s'était ralenti progrès* sivement, et rien dans l'étendue que nous pouvions apercevoir ne paraissait plus offrir un but à nos coups ; notre feu n*ayait plus que pea
Les ordres et les conseils du général FrébauU» commandant en chef de Tartillerie de la 2* armée, furent accueillis avec un égal dédain et son envoyé, le commandant de Cossigny, ne fut pas plus écouté que l'aide de camp du Gouverneur et le lieutenant-colonel War* net (1).
En résumé, M. le général Favé ne voulant tenir aucun compte des vues du général en chef de la 2^ armée, refusa absolument d'obtempérer à ses invitations et ne fit qu'un emploi très*incomplet et très-peu judicieux des ressources considérables en matériel et en personnel accumulées dans la presqu'île Saint-Maur et dans les ouvrages qui en dépendaient.
de vivacité, quand arriva à cheval dans la redoute de Saint-Maur où j'étais en observation, un aide de camp du Gouverneur de Paris. Il était haletant et très-ému quand en m'abordant il me dit : « Général, le Gouc verneur trouve que votre feu est mou, il demande que vous fassiez
< un feu vif, très-vif. » Je lui répondis : « Nous ne tirons qu'avec les « plus gros calibres parce qu'ils ont seuls assez de portée pour atteindre « sur le plateau très-au delà des crêtes ; mais si l'ennemi se fait voir « sur les pentes, tous nos canons pourront entrer en action, et je vous
< réponds qu'ils produiront un effet décisif.» L'aide de camp, un peu plus calme reprit avec un accent de prière pénétrant : « Le Gouverneur a « mené lui-même l'infanterie dans Champigny que Tenneml attaque avec c acharnement, il a le plus grand besoin d'être appuyé par vous. Je « vous en prie, mon général, faites un feu fort, ne fut-ce que comme c démonstration, s Puis, sans descendre de cheval, il repartit immédiatement, ne m'ayant donné aucune indication. > (Extrait de Deux combats
• d'artillerie sous les forts de Paris ^ par le général Favé.)
(1) ... « Pendant la nuit, un ofQcier supérieur de l'état-major du général commandant l'artillerie de la 2« armée me fut envoyé. U était accompagné d'un ingénieur civil, et il m'annonça qu'il était chargé par son général d'établir dans la presqu'île de Saint-Maur, sur un point déterminé, un épaulement très-rapproché de Chennevières et de Champigny, et quUl devait y conduire, pendant cette nuit même, une partie de mes bouches à feu.
c Je vis dans cette démarche un empiétement sur mes attributions e je répondis : c Des épaulements peuvent être établis dans la presqu'île « sans que j'y fasse opposition, mais le personnel et le matériel reste- « ront sous mes ordres. 9 (Extrait de Deux combats d'artUlerie aou3 les forts de Paris, par le général Favé.)
Nouveau
mouvement
offensif
centre le Four
à chaux.
Aussi, après avoir entendu le lieutenant-colonel Warnet et le commandant de Cossigny, après avoir pris Favis du général Frébault, commandant en chef l'artillerie de la 2* armée, le général Ducrot, craignant que les mômes difficultés ne se renouvelassent au momeiit où nous allions reprendre la lutte, dans la journée du 3, pria le Gouverneur de vouloir bien faire rélever le général Favé de son commandement et de le remplacer par le leutenant-colonel Warnel, auquel serait adjoint le commandant de Cossigny, pour la direction de rartillerie. ;Ges dispositions furent arrêtées dans la nuit même du 2 au 3, et vers 3 heures du matin le général Favé recevait du général Guiod l'avis qu'il était relevé de son jcomniandement et remplacé par le lieutenant -colonel Warnet (1).