‹ La défense des états et les camps retranchésChapitre 9 sur 44 · Edition de 1830, p · texte numérisé non relu

Edition de 1830, p

Sesm^moires de 4705 el de 1706 prouvenl que la France avail, en effel, H9 forleresses, 34 citadelles, 58 forls el chaieaux, 57 reduils el 29redoules; en loul 297 porls forlifi^s, qui exigeaienl pour leor garde, m temps de paix, 172 bataillons a SOOhommes, et 67 escadrons a 200 chevaux, soil 151 ,000 hommes > .

Vauban revinl sur ce sujet dans un memoire presenle k Louis XIV en 1696; et, six ans avant sa morl, il traja ces lignes remarquables, citees par le g6n6ral Paixhans : a On esl r6duil k rester sur la « defensive, ne pouvant maintenir plusieurs grosses a armies sur pied el garder en mSme lemps un si « grand nombre de places; joinl k cela qu'elles n'tw- « terdisent a Vennemi que le point qu'elles occupent; « que ce sonl de lourdes masses qui ne se meuvent a pas, el qu'il faudrail autanl de bonnes qualites « a chacun de leurs gouverneurs qu'a un bon general « d'armee, au lieu qu'une puissanle armee se trans- (( porle, en impose, s'oppose parloul, et qu'il sulfit «c de cinq ou six bons generaux, landis qu'il faut cent « bons gouverneurs aux places, contre des armees « qui passent si vile sans faire de siege. »

La « grosse guerre » que Vauban redoutait et qui

1. En 1791 il y avail en France 102 places fortes et 59 postes de guerre.

Napoleon supprima 30 places fortes, par un arr^te du !•• ven. demiaire an Xil; mais il est a supposer que cet arrSte ne fut pas enlierement execute, puisque, en 1828, la France avait encore 156 places et postes de guerre.

En 1867 on a declasse 29 places, postes et ouvrages, et supprime les servitudes militaires autour de 39 autres points fortifies.

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devait selon lui faire regretter a la France d'avoir conserve trop de places fortes, arriva plutot que ne desirait cet excellent patriote. II s'en prevalut pour

demander qu'on mit hors d'entretien et qu'on suppri-

mSt vingt-trois forteresses, situees en grande partie

au nord de la France ^

II n'y a done pas une tres-grande difference entre

les idees de Vauban sur la defense des Etals, et celles

que le general Jomini exposa en 4830.

Le mar^chal Marmont ecrivait a propos du systeme des lignes frontieres, qui etait encore preconise de son temps dans la plupart des ecoles militaires de TEurope : « Les changements survenus dans la matt niere de faire la guerre, et surtout la force des tf armees mises en campagne, ont fait voir le vice « d*un tel systeme de defense, et il ne viendrait « aujourd'hui dans aucune tete militaire Tidee de « recommencer de semblables travaux. »

Avant lui le general Gassendi avait propose de remplacer par un petit nombre de « bonnes places » les trois lignes frontieres, erigees sous Louis XIV. tt Dans le systeme de guerre d' aujourd'hui, disait-il, « les places sont impuissantes pour arreter des tora rents ennemis ; on peut dire mieux : elles sont peuttt 6tre nuisibles ^. »

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