CHAPITRE VII
<) cachant des formules qui ressortant Mlosophie absolue.
Juin 1871).
ou j'ai commencé le présent ouvrage sur u DU fATs, je n'avais encore devant les yeux .c phénomène de Tinvasion étrangère. Je ne pou- .ais prévoir qu'une guerre civile, éclose d'une aberration mentale , et poursuivant un but irréalisable , viendrait me révéler une nouvelle faiblesse du pays, sur laquelle je n'avais pas compté. Cette circonstance m'a nécessairement déterminé à élargir mon programme; d'autre part, la marche vertigineuse des événements me fait craindre d'être devancé par eux en ce qui touche certaines formules politiques dévoilées par la PHILO- SOPHIE ABSOLUE , et que par conséquent je regarde comme ma propriété.
Or, pour empêcher la vérité de commettre un plagiat à mon préjudice, en se faisant jour d'elle-même après avoir été si longtemps méconnue, j'emploie ici un vieux moyen de m'assurer la priorité de mes théories. En agissant ainsi, je me trouve en bonne compagnie. Virgile eut recours à ses charmants Sic vos non vobis pour protéger ses vers contre le voleur Bathylle; Michel- Ange revendiqua la création de son Cupidon endormi en faisant voir le bras qu'il en avait détaché ; Hiiyghens cacha sa découverte du satellite de Saturne sous une anagramme ^ et presque en même temps Newton en fit autant pour son calcul infinitésimal.
Les anagrammes de ce genre pleuvaîent de tous côtés
DBVENSB DU PATS. 3
34 LA DIÉFMSS DU PATS.
à cette époque, seulement elles n'étaient pas toujours irréprochables. Newton ne fit que classer les lettres de sa formule, sans se donner la peine d'en faire des mots. Huyghens, au contraire, y mit de la coquetterie, car son anagramme contient un joli hexamètre^ m!Ù& non sans un excédant de dix-sept lettres no^n placées.
Pour ma part, répudiant la licence un peu trop cavalière de Newton, je me suis d'abord attaché à faire des anagrammes complètes^ ee qui m'a réussi dans les quatre suivantes, où le latin cache,, bien entendu,, du français :