‹ La défense du paysChapitre 21 sur 78 · PREMIÈRE ANAGRAMME · texte numérisé non relu

PREMIÈRE ANAGRAMME

Aquila^ illuminatœ tyrannidis dejt^reiypuSj evolaviL Jam tel* id lucro eœpiasse^ fas.

En^ ubi jam Napoleo I Eiysia manet y querens de Gailiœ exitio! His lacrymis daiu amissam sedem ejulaU

Eu! vi Gallia imo^ Borussiaque snmmo eyclL Piident vulnera, lyra jejuna. l! pylœ œneœ Tartari patent.

k"" ANAGRAMME.

// querente plèbe ^ ibi plerique tremunty itaque hostes malunt.

Quant aux autres, au nombre de seize, je me suis contenté, toujours en conservant le masque latin, de suivre la voie tracée par Huyghens. Les voici :

Naliones sceleste bella agere timento : illis pax feUcita-tem Cereremque poUicita est. — bllrrrt.

MBS ANAGRAMMfiS. dK

Ense perditellio^ ddeaùur ;, n^/o^ est : abeat t — illîi.

'Nonne clare^entium new evenit^ cum sœvo ore hydra erroris plebi seditionem flat? — eeeeeeddmr.

En pudorl Parisios slulte pelentes vilem necem. Luget — adrs.

9" ANAGBAMME.

Gallta^ sat corde démens^ ore décor sit. — eer.

Ne hélium elaie. ut smpe^ sine prudentia incipias. — eeit.

Germant helli civilis eœitui attendunt, rem fenoraque^ speT(mtes. — eflss.

Plebs stulto corde illecebris invasa^ deinde furensi a Deo dolores reperiet. — uL

f 3* ANAGRAMME,

Cuique patei , scripta iniqua rhetoresque volubiles piebem ad seditionem excitasse. — dillpss.

14' MAGRAMME.

Nonne homihem deceret veritalem vestigare, nec modo insana stultaque eloqui? — ftttlnns^.

15' an;4gramme.

Concitmtw p0puli ems domiwus ommno fit , illeque cru-^ déliter inde patentes acresque miserias infligée, — dloL

En! Gallia cruore rorans denique tute resipuit; luget de strage dégénère j invepacem in œternum vovens. — e.

iV ANAGRAMME.

En ! Luteiia temere seditiosa^ a Germants obsessa , vel iterum jure a Gallis vida , non periitj sed pêne , morte legum. — elc,

Nonne Gallis Acheronte redemptis gratulari licet? E dolore spes elucescit. — clnrst.

Causidici oratione motuque decori non raro Galliam et usquepene ad interitum pertuîerunt. — comttt,

Satyrici polilici mendaces haud insontes nostri doloris. Eh! charta venenum létale prœliumque prœbet. Id patet. — aadppr,

Déchiflfrez , messieurs ! la chose n'est pas impossible , et, pour ma part, je n'en serai pas jaloux, car mon but est atteint.

A vrai dire, la première formule a été vaguement proclamée par P.-J. Proudhon^ qui ne manquait pas d'un certain esprit intuitif; mais, inféodé à une opinion préconçue, et n'ayant pas d'ailleurs la moindre idée de la NATURE comme agent social, il n'a. pas su tirer parti de sa découverte ; il parait même Tavoir proclamée plutôt pour exciter Tétonnement et la colère du public que par conviction. Il ne savait pas qu'il était dans le vrai; il croyait faire de l'esprit.

Que savait-il de la NATURE? Rien. Comme tout le monde, il la prenait pour un simple amas de cornues, de piles voltaïques, d'animaux et de plantes- Je doute qu'il eût pris les sciences mathématiques pour un élément de la nature — à plus forte raison dès lors n'a-t-il pas consisidéré la science politique comme en faisant partie. Aussi a-t-il déraisonné sur cette matière avec cet aplomb qui a été la première cause de son succès auprès du public.

Quant aux autres formules, je les crois absolument vierges; il me semble que jamais la vanité humaine d'une part, l'engouement qu'on a toujours montré pour certains faux principes de Vautre, n'eussent permis de les accepter.

C'est que nous avons toujours la vérité à la bouche, mais que nous la fuyons comme une peste. Dame ! elle est femme et se cache dans un puits — elle doit être bien laide!

Quoi qu'il en soit, quand Theure sera venue, Deo wlente y je la dévoilerai ; mais quelle que soit mon impatience d'arriver aux sujets d'une urgence incontestable, telle que la suprématie présumée des villes sur les campagnes, les principes qui assurent Tordre public, le patriotisme, la religion, et bien d'autres, je ne puis me dispenser de signaler d'abord les fautes commises, et les moyens par lesquels on aurait pu les éviter.

J'invoque donc la patience et l'indulgence du lecteur, car je ne suis encore que sur le seuil des étables d'Augias. Je le prie du reste de vouloir bien croire que je n'appartiens à aucun parti politique, et que tout ce que je dis est dicté par une impartialité absolue, chose bien rare de nos jours.

88 LA DÉPEiffiE DU PikTS.

Page 1