‹ La Défense Nationale A La Fin De 1792Chapitre 100 sur 327 · GERS · texte numérisé non relu

GERS

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les hommes et les choses à l'unité de principe et d’action, de justice et d'ordre, quelques autres s’en sont étrangement écartés en provoquant au contraire des rumeurs occasionnant du trouble, exposant même la- sureté des personnes et des biens voulue par les lois, la justice et la raison. Le calme doit succéder à l'orage... si donc messieurs, il se présente dans vos départements des hommes qui se disent encore investis des pouvoirs du conseil exécutif, hâtez-vous de leur apprendre que ces pouvoirs sont révoqués.… »

Ainsi débarrassé de l’action néfaste des commissaires, Servan veut rétablir la discipline dans les camps de lParrière et mâter les volontaires.

Il écrit à cet effet à la Convention pour se plaindre hautement des écarts auxquels se livrent certains de leurs bataillons (1). . Il propose de décimer toute unité coupable d’un crime ou délit si elle ne dénonce pas elle-même les fauteurs du désordre. Cette peine emporterait celle de ne pouvoir servir la patrie pendant un certain laps de temps (2).

Si cette proposition n’a pas de suite, elle n’en marque pas moins le désir du ministre de faire preuve d'énergie (3) et de rétablir l’ordre. Il se borne cependant à cette affirmation assez platonique de vigueur; car il ne compte pas pouvoir utiliser sur le champ la levée tumultuaire qu'il n’a pas hésité à proposer. Les volontaires ne sont là, écrit-il (4), que pour s’habituer à

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