Servan à Pétion, 23 septembre
Le Séance du 24 septembre, Moniteur, XIV, 34 ; Buchez et Roux, XIX,
3. Cette énergie, Servan la témoigne encore par une circulaire du 28 septembre, destinée à éliminer de l’armée tout officier suspect de tiédeur envers la révolution. « Je vois avec peine, général, que plusieurs officiers,donnent encore lieu à des plaintes pour leur conduite et leurs opinions opposées à la volonté nationale. Il est plus que temps de déraciner ce genre de dissensions intérieures et que tous les Français se réunissent dans l'amour de la Patrie. Ces sentiments doivent animer suftout ceux qui sont voués à sa défense. En conséquence, vous voudrez bien à l'avenir suspendre sur le champ tous officiers qui,par leurs actions ou leurs propos,se montreraient contraires au maintient de la liberté et de l'égalité.
Je vous prie aussi de vouloir bien dans ce cas m'en rendre compte sans délai, afin que je puisse pourvoir de même à leur remplacement ».
Cette circulaire est accompagnée d’une lettre d'envoi du 3 septembre aux autorités civiles : « je vous envoie, citoyen, une lettre que j'écris aux généraux des armées de la République. Vous y verrez que je les autorise à suspendre à l’avenir et sur le champ, tous officiers, qui par leurs actions ou leurs propos, annonceraient des sentiments contraires au maintien de la liberté et de l'égalité.
Comme ces généraux ne sont pas aussi à portée que vous de connaître ceux des officiers qui auraient des opinions opposées à la volonté générale, je vous prie de les leur indiquer, afin qu'ils puissent exercer envers eux la faculté qu'ils ont de les suspendre ».
Archives Guerre, collection des projets, A. I. B. 1210, V.
4, Servan à Dumouriez, 8 septembre ; Chuquet, op. cit.
l'ordre, à la discipline et surtout à l’idée de ce que c’est qu’une armée.