Chuquet, op. cit. à
bhovÉs munis i2
la capitulation. Brunswick en faisant miroiter l'alliance de son pays, obtient de se retirer sans combat (1).
b) Armée du Nord. — Nomination de Labourdonnaye, Saxe-Teschen en France ; siège de Lille ; retraite des Autrichiens.
Si à la fin d'août, Dumouriez sur les instances pressantes de Servan, a renoncé momentanément à exécuter son plan d’invasion des Pays-Bas pour prendre le commandement de Parmée des Ardennes, il n’en a pas moins obtenu du ministre de placer à la*tête de l’armée du Nord un homme bien à lui, qui poursuive l’exécution des préparatifs en cours.
Labourdonnaye, que la confiance de Servan a déjà appelé à Châlons auprès du maréchal Lückner, pour y diriger sous ses ordres l’armée de l'Intérieur en formation, s’est donc vu impérieusement réclamé par Dumouriez. « Quelqu’utile qu’il puisse être auprès du maréchal pour le salut de la Patrie, écrit-il (2), donnez-lui le commandement en chef de l’armée du Nord et faites-le marcher avec 10.000 hommes du camp de Soissons. Je lui donnerai tous les conseils de l’expérience et de mon amitié ; mais il est nécessaire en Flandre où il est aimé. Répondez-moi courrier par courrier. »
Se rendant à ces pressantes sollicitations, Servan fait approuver par le conseil exécutif la nomination qui lui est proposée (3). :
Cette mesure présente d’ailleurs un véritable caractère d’urgence : l’ennemi vient de prendre l'offensive sur notre frontière du Nord. Profitant en effet du départ de Duval et de Beurnonville, qui a affaibli singulièrement nos forces, le duc de Saxe Teschen, gouverneur des Pays-Bas autrichiens, pénètre en France le 5 septembre, poussant devant lui Moreton resté au camp de Maulde avec 11 bataillons et 2 escadrons. Il s'empare successivement de Roubaix, Tourcoing, Saint-Amand, Orchies et l’oblige à se replier sur Valenciennes, tandis que lui-même arrive le 16 septembre devant Lille, avec environ 13.000 hommes et un parc d'artillerie de 50 canons et 12 mortiers. E
1. Les Prussiens pourront gagner la Meuse sans être inquiétés. « Leur armée est ruinée, écrit Dumouriez à Servan, elle ne peut hiverner dans le district de Verdun et Longwy parce qu’ils sont mangés.. »