Dumouriez à Servan, 11 septembre
3. Extrait des délibérations du conseil exécutif, 18 septembre. Dumouri z écrit le lendemain au général de Sainte-Menehould : «je suis enchanté qu on ait enfin suivi mon avis et que l’on ait remis en vos mains le commandement de l’armée du Nord, qu’on aurait jamais du vous laisser quitter un seul
moment ». F 11. Libermann 9
Accourant de Châlons, Labourdonnaye se jette dans la place, défendue par 4.000 hommes de troupes de ligne et 6.000 gardes nationaux
Le 29 septembre, après quelques combats de détail et plusieurs sommations inutiles, le général Autrichien fait ouvrir le feu.
Le bombardement est horrible et cause les plus grands ravages. «Lille est en danger, écrit Labourdonnaye (1); les mouvements de la population et les maisons brülées qui les augmentent, sont nos plus grands ennemis. »
Mais les exhortations des magistrats, l'exemple des soldats, l'amour de la Patrie, l’emportent chez les Lillois sur la frayeur du premier moment.
D'ailleurs, bien que le tir de l’ennemi se poursuive sans discontinuer, la place que les Autrichiens n’ont pu investir faute de forces suflisantes, reçoit des renforts de toutes les villes environnantes. Servan donne à cet effet les ordres les plus pressants et fait affluer hommes, munitions, vivres, pompes à incendie, etc.
Lassé par cette énergique résistance, et apprenant la retraite de l’armée de Brunswick, Saxe Teschen prend le parti de lever le siège. Il décampe dans la nuit du 7 au 8 septembre et se replie derrière la Marque, à mi-chemin de Tournai.
c) Armée du Rhin. — Etat de l’armée du Rhin. Custine prend le commandement de l’armée des Vosges. Ses plans d'opérations sont approuvés par Servan. Coup de main sur Spire et Worms.
En août 1792, l’armée du Rhin aux ordres de Biron, compte environ 24.000 hommes, dont les meilleurs éléments au nombre d’une quinzaine de mille, sont campés sous Wissembourg et Landau et constituent l’armée des: Vosges (2). Celle-ci est dans le plus complet dénuement : armes, habillements, équipements, tout manque à Ia fois. Les soldats peu instruits, mal commandés par des chefs peu sûrs, qu’ils craignent à chaque instant de voir passer à l’émigration, sont méfiants et ombrageux.
Cependant, Parmée des Vosges se prépare malgré son infériorité numérique et la pénurie dans laquelle elle se trouve, à soutenir le choc de l’armée d’invasion, Mais Brunswick négligeant l'Alsace, pénètre en Lorraine, détachant seulement un corps aux ordres du prince de Hohenlohe Kirchberg, pour mettre le