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Séance du conseil exécutif, 6 octobre, Aulard, I

2. Lebrun à Dumouriez, 8 octobre, Affaires Etrangères. 8. Ancienne armée du Centre commandée directement par Kellermann et devenue armée de la Moselle par décret du 1° octobre.

4. La fraction de l’armée des Ardennes laissée avec Kellermann est aux ordres de Dillon.

5, Dumouriez à Lebrun, 9 octobre.

grave -des Autrichiens, qui ainsi affaiblis, seront facilement battus. Il lui fait à cet effet des propositions (1), repoussées d’ailleurs avec mépris (2); mais rédigées en des termes tels, qu’ils soulèvent l’indignation de la Convention quand elle en prend connaissance le 10 octobre et provoquent son rappel immédiat pour rendre compte de sa conduite (3).

Les alliés, toujours talonnés par les nôtres, atteignent péniblement Verdun. Brunswick pense un instant s'arrêter pour défendre la ligne de la Meuse; mais le landgrave de Hesse, effrayé par l'entrée de Custine dans le Palatinat, se retire en hâte avec ses troupes, pour défendre ses états menacés. D’autre part, le duc de Saxe-Teschen, gouverneur des Pays-Bas autrichiens, fait appel à Clerfayt pour l’aider au siège de Lille et invite Hohenlohe Kirchberg à couvrir ses mouvements dans le Luxembourg.

Brunswick abandonné à ses seules forces, ne peut plus songer à résister. Il se décide à négocier avec Kellermann l’évacuation de Verdun et de Longwy, à la condition expresse de se retirer sans être inquiété.

Le général français accepte ses propositions. La capitulation de Verdun est signée le 12 octobre, et les nôtres pénètrent le 14 dans la ville.

C’est là que Dillon se voit notifier l’ordre de rappel décrété par la Convention (4). Valence le remplace à la tête de l’armée des Ardennes.

Le 18 octobre, Kellermann et Valence arrivent sous Longwy et conviennent avec les Prussiens de la reddition de la place pour le 22 octobre. Le 23, Kellermann salue par trois salves de ses canons la retraite des derniers Prussiens hors du territoire.

b) Préparatifs d’invasion de la Belgique. — Dumouriez à Paris. Préparatifs de son expédition en Belgique, de concert avec Lebrun et le conseil exécutif. Dumouriez quitte Paris pour rejoindre ses troupes.

Arrivé à Paris le 12 octobre, Dumouriez vient présenter ses hommages à la Convention. Admis avee empressement à la barre, il est salué des plus vifs applaudissements par l’assemblée et les tribunes. Après avoir rappelé non sans emphase ses succès de lArgonne, il ajoute «cette armée formidable fuit, diminuée

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