‹ La Défense Nationale A La Fin De 1792Chapitre 118 sur 327 · Séance du 10 octobre, Moniteur du 12, XIV · texte numérisé non relu

Séance du 10 octobre, Moniteur du 12, XIV

4. A la suite du vote du 10 octobre, le conseil décide son rappel le 12 et

Lebrun 12 notifie le 13 à Kellermann.

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de moitié. Kellermann la poursuit avec plus de 40.000 hommes, pendant qu'avec un pareil nombre je marche au secours du département du Nord... Je n’ai point abandonné mon armée, elle est en marche sur Valenciennes et ne doit entrer en campagne que du 20 au 25. Je ne suis venu pour quatre jours ici, que pour arranger avec le conseil les détails de cette NET d'hiver» (1).

Le 13, Dumouriez rend successivement visite à la section girondine des Lombards, puis au club des Jacobins et obtient auprès des deux partis le plus vif succès. Le nouveau commandant de la garde parisienne, Santerre (2), l’accompagne dans toutes ses visites. Le général lui témoigne une amitié d’autant plus intéressée, qu’il compte en obtenir une partie du matériel considérable entassé dans le camp sous Paris; et de fait, il se fera livrer par lui presque toute cette artillerie (3).

Ainsi, au milieu des fêtes dont on l’honore, des flatteries dont on l’encense, Dumouriez n’a garde d’oublier tout ce qui peut intéresser la réussite de ses projets sur la Belgique. Maintes fois, il se concerte à ce sujet tant avec Lebrun qu'avec les autres membres du conseil. Tous lui témoignent la plus entière confiance et font droit à toutes ses demandes : souliers, capotes, 500 millions de poudre, 2 millions en espèces pour la solde de ses troupes, etc.

Le général sait en effet obtenir toutes les adhésions, éblouissant les ministres des plus brillantes promesses. Une fois maître de la Belgique, non seulement il n’aura plus recours au trésor, mais il y fera affluer le numéraire drainé sur le pays en échange d’assignats ; l’armée se nourrira entièrement en utilisant les ressources locales. Et Dumouriez qui se flatte d’avoir étudié léccnomie politique et qui s'affirme un mercantiliste convaincu, d’ajouter : qu’il est toujours avantageux de se nourrir du blé étranger à quelque prix qu’on le paie, puisqu'on évite ainsi à la compagnie des vivres d'exporter du grain de France et de troubler la quiétude de nos populations, qui se sont maintes fois opposées à la libre circulation des farines (4).

Bien qu'ayant quitté depuis plusieurs jours le théâtre des opérations, le général, que le conseil exécutif tient quotidiennement au courant des mouvements de ses anciennes armées, donne encore des ordres à Kellermann et à Valence. Il leur

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