Mémoires de Dumouriez
4, Ibid., III, 136 et Correspondance avec Pache, Paris, 1793, p. 4, 9, 10, 21, 24, 210.
prescrit de marcher plus vite et de suivre au plus près les Prussiens. Kellermann qui va perdre l’appui de l’armée des Ardennes, destinée à coopérer à la guerre de Belgique, doit se renforcer des troupes de ligne de la garnison de Metz (1); puis descendre Ja vallée de la Moselle pour donner la main à GCustine (2). Valence, dont le conseil exécutif consent à confirmer la nomination, pénétrera dans les Ardennes par la vallée de la Meuse et marchera sur Namur (3).
Dumouriez quitte Paris le 18 octobre, sans avoir mis définivement sur pied son plan d’attaque ; car il compte se rencontrer auparavant avec Labourdonnaye. Mais il a d’ores et déjà lPadhésion de Lebrun et du conseil exécutif qui lui laisse carte blanche et accorde tous les moyens nécessaires.
Il dispose ainsi de trois armées : celle du Nord (Labourdonnaye), comprenant les forces laissées avec Moreton au camp de Mauide, accrues des contingents de nouvelle levée ; celle de Belgique, dont le noyau est le corps de Beurnonville, tiré en septembre de l’ancienne. armée du Nord ; enfin celle des Ardennes (Valence), avec le corps de d'Harville, qui s’y trouve déjà virtuellement rattaché.
20 Sur les théâtres secondaires. -
a) L’invasion du Palatinat et la prise de Mayence. — Custine après s'être replié sous Landau, élabore de nouveaux plans d’invasion du Palatinat. Il obtient du conseil exécutif son indépendance à la tête de l’armée des Vosges. Marche sur Mayence et capitulation de cette ville.
Nous avons laissé Custine se dérobant par une retraite rapide aux coups d’un ennemi imaginaire, dont des espions subornés lui avaient annoncé l’approche.
Il s'aperçoit bientôt qu’il est joué et qu'aucune force adverse organisée n’occupe la rive gauche du Rhin. Enhardi par cette constation, il songe à se porter en avant pour conquérir de faciles lauriers. Puisque, éerit-il au ministre, les Français sont partout victorieux, pourquoi n’hiverneraient-ils pas sur la Moselle et même sur le Rhin ? Pendant que Dumouriez envahira la Flandre, Kellermann le pays de Trèves, ne peut-il lui Custine, s'emparer de Mayence (4) ?
Pour parvenir à ce résultat, il faut qu’il soit libre et indépendant de Biron, qui lui interdit de rien risquer et le tient en lisière.
Elles seront remplacées par des unités de la nouvelle levée, Dumouriez à Kellermann, 17 octobre, À. N. ,F. 7 4.598. Dumouriez à Valence, 17 octobre, Zbid.
Custine à Pache, 12 octobre.