Le général Berruyer à Pache, 13 et 20 octobre
lui est connu, pour tenir en échec les forces de la Commune.
Ne pouvant les envoyer immédiatement sur le front, Pache entend en tous cas les reprendre en main. Il donne ordre aux généraux Berruyer et Santerre de les réorganiser (1) et comme il convient d’abord à cet effet de les regrouper, le ministre prie Roland. de mettre à sa disposition « les maisons ci-devant royales » pour y cantonner les fédérés (2).
Mais, le même jour 29 octobre, le ministre de l'intérieur vient rendre compte à la Convention de la situation de Paris (3) et fait contre la Commune un véhément réquisitoire. Il l’appuie de diverses dénonciations, dont une contre Fournier l'Américain, soupçonné de vouloir recommencer un nouvéau 2 septembre contre les girondins. Fournier aurait affirmé, dit on, que Robespierre seul pouvait sauver la Patrie.
Ainsi mis en cause, Robespierre cherche à se disculper. Son discours est haché d’interruptions. Louvet le prend à parti avec une extrême violence. Finalement, l’assemblée lui accorde un délai pour répondre à ses accusateurs (4). :
Ces événements provoquent une vive effervescence. Aussitôt sortis de la Convention, Robespierre et ses amis vont aux Jacobins. La foule y est énorme et l’agitation extrême. On décide la radiation de Louvet. Legendre, Bentabolle, Fabre d’Eglantine font tour à tour part à l’assistance de l’appréhension (5) que leur cause notamment, l’attitude hostile manifestée à leur égard par un grand nombre de fédérés actuellement à Paris : ils entretiennent une agitation violente et il faut leur répondre en appelant le peuple à la défense de la Commune et des Jaco- bins (6). Des cortèges se forment qui poussent des cris de mort, ici contre Marat, là contre Louvet. Des rassemblements tumultueux ont lieu au Palais Royal et aux Tuileries.
En cette occurence, Roland demande à Pache d’assurer le maintien de l’ordre (7) : «je suis informé mon cher collègue,