‹ La Défense Nationale A La Fin De 1792Chapitre 137 sur 327 · Roland à Pache, 81 octobre, Sée, ibid · texte numérisé non relu

Roland à Pache, 81 octobre, Sée, ibid

2. Les nouveaux volontaires des départements affluaient dans Paris et paraissaient animés d’un esprit contre-révolutionnaire. Journat des débats, n° 255 ; Les révolutions de Paris, n° 175.

elle-même, qui demande des explications sur le maintien des fédérés à Paris. Elle excipe du droit accordé à toute municipalité d’être prévenue de l’arrivée de corps armés sur son territoire, pour requérir par écrit du ministre, les motifs d’un rassemblement de forces qui a eu lieu sans sa réquisition et sans qu elle en soit officiellement informée (1).

Pache répond (2) : «citoyens, plusieurs sections m'ont écrit, d’autres sont venues à moi, toutes m'ont témoigné voir avec inquiétude se former dans Paris un rassemblement de troupes inattendues et dont l'emploi est ignoré.

Je dois comme ministre et comme citoyen une explication franche sur ce sujet.

Je n’ai appelé aucune force à Paris, je ne connais aucune cause qui y rend leur séjour nécessaire et le premier ordre qu’elles recevront de moi sera celui du départ...»

Et en effet, dès le lendemain, il invite le général Berruyer à faire partir 9 bataillons de garde nationale séjournant dans la 17e division militaire, pour Nancy et Phalsbourg (3).

Le même jour, 2 novembre, sa réponse à la Commune est imprimée et affichée par les soins du conseil général. Invitation est faite aux sections de recenser les volontaires des départements qui se trouvent dans leur circonscription, de prendre des renseignements sur les motifs de leur arrivée, sur leurs moyens d'existence, puis d'envoyer des délégués à l’hôtel de ville pour collationner les procès-verbaux et présenter au conseil exécutif l’état des citoyens dont il peut disposer (4 (4).

Une fois rassemblés, les commissaires des sections s’empressent de rédiger une adresse et décident de la porter le 4 novembre à la Convention.

Ils sont précédés par les fédérés qui viennent se plaindre d’insultes et de menaces qu’ils auraient eu à subir à leur arrivée « non de leurs frères de Paris; mais des agitateurs» (5). Ils se font acclamer par la majorité de l’assemblée, quand ils déclarent «on dit que nous voulons emmener la Convention hors de Paris ; ce sont bien plutôt nos accusateurs qui veulent expulser lassem. blée, renouveler les scènes du 2 septembre... Si linsurrection qu'ils rêvent éclate, malheur à eux! Nous sommes ici, nous

Page 1