Dumouriez à Pache, 24 octobre, Correspondance
pose et fait adopter par le conseil un arrêté relatif « aux rapports de subordination à établir entre les officiers généraux qui se trouvent employés à l'expédition de Belgique », qui dispose, « que le général Dumouriez aura le titre de lieutenant général des armées de la République, commandant en chef l’expédition de la Belgique ; qu’en cette qualité, tous les lieutenants généraux, quels que soient leurs titres à d’autres égards, qui se trouvent employés dans cette expédition, seront les sous ordres de Dumouriez et qu’il sera écrit en conformité de cette résolution,tant au général Dumouriez qu'aux autres lieutenants généraux (1) ».
Pour des raisons analogues à celles qui miltent en faveur d’un commandement unique en Belgique, il paraît opportun de grouper nos forces de l’est sous les ordres du général dont les succès militaires enthousiasment en ce moment tout l'empire; d'autant plus que de graves dissentiments viennent d’éclater entre Custine et Kellermann, dont l’écho est parvenu à la barre même de l'assemblée.
Ce dernier, au lieu de descendre la vallée de la Moselle, pour atteindre Coblentz et y faire jonction avec (Custine, comme Fly invitent à la fois et de la manière la plus pressante, ce général et le ministre, s’installe en Lorraine dans de confortables cantonnements, pour prendre ses quartiers d'hiver.
Pache désespérant de le décider à marcher en avant, provoque son rappel (2) et son remplacement par Beurnonville (3). Mais il entend profiter de l’occasion pour réaliser en faveur de Custine l'unité de commandement de nos trois armées de l’est. Le nouveau chef de l’armée de la Moselle, se voit done placé aux ordres de celui de l’armée des Vosges (4).
I] reste à inféoder Biron à Custine, ce qui est d'autant plus délicat, qu’il s’agit de renverser une situation durant depuis de longs MOIS.
Le ministre use à cet effet de diplomatie. Le 5 novembre, il écrit à Biron qu’on le voit avec plaisir seconder Custine et contribuer aux succès des armées de la République : « vous ferez, ajoute-il, partir vos troupes dès le moment que Custine le jugera convenable » {5).
Biron comprend et répond que toutes ses troupes sont désorms aux ordres de Custine, qu’il se soumettra sans humeur à