Custine à Pache, 2 novembre
4, Custine à Pache, 4 novembre,
5. Note sur les mesures à prendre par le conseil exécutif, 4 novembre À. G
aujourd’hui de Mayence, de Strasbourg et de Metz, il parait certain :
10 que Custine à approvisionné Mayence aux dépens des pays environnants sur les deux rives du Rhin; qu’il est prêt à prendre dans le centre de l'Allemagne, si les «ennemis marchant à lui, une position défensive très forte derrière la Nidda, après s’être couvert d’ailleurs par un pays dépouillé de subsistances (1).
20 que si l’armée de ce général reçoit. des renforts d'infanterie et surtout de cavalerie suffisants pour la porter à 40.000 hommes, les Autrichiens seront bientôt chassés du Brisgau. Le général Biron approuve et appuie le plan de Custine, auquel il envoie 8.000 hommes. Ces deux généraux ne doutent pas de pouvoir forcer les Autrichiens à évacuer les Pays-Ras, en menaçant les Etats héréditaires.
4° que Biron a l’espérance d’entrer à Kehl, si on lui permet de traiter avec le duc de Wurtemberg, et que, si nous nous avons des forces prêtes à profiter de ce passage, le sort de la guerre sera décidé.
5° que les ennemis ont eu le temps de porter des troupes à Trèves et à Coblentz, et qu’aussi les opérations sur Ja Moselle ne peuvent avoir désormais la facilité et la sûreté qui les avaient fait adopter (2).
60 Depuis la prise de Longwy, Kellermann à témoigné de la répugnance à continuer ses opérations et quoique dès la capitulation de Verdun, le ministre Lebrun lui a écrit pour l’engager à ne pas s'arrêter à assiéger Longwy ou Luxembourg, mais à entrer le plus tôt possible dans la vallée de la Moselle, pour couper les ennemis et appuyer les généraux de l’armée du Rhin, quoique Dumouriez, Custine, Biron lui aient chacun de leur côté écrit pour le même objet et que le ministre de la guerre, lui ait journellement adressé des lettres toujours plus pressantes, il a présenté tous les jours les mêmes difficultés, tirées de sa faiblesse et des besoins de son armée en troupes, habillements, fourrages et moyens de transports.
Cette conduite du général Kellermann a porté le général Custine à le dénoncer à l’assemblée nationale dans les termes les plus forts et.les plus outrageants.
1. Note en marge : «confirmer le 1er plan selon lequel les 20.000 hommes de l’entre Sarre et Moselle marcheront sur là rive droite de la Moselle, aux ordres du général. pour aller joindre Custine le plus tôt possible. Ce corps d'armée s°ra commandé par le général Beurnonville, sous les ordres du général Custine,. e De :
2,-Note en marge : «le général Kell:rmann sera invité de venir à Paris,
en motivant sur le peu de dispositions qu'il a montré à marcher et l’état d'opposition où il s2 trouve avec le général Custine. »
Sans porter aucun jugement sur Kellermann, on est néanmoins forcé de reconnaitre qu’il est désormais impossible que ces deux généraux puissent agir ensemble ou de concert.
D'après ces divers motifs on propose :
10 de ne laisser sur la Moselle et la Sarre que la quantité de troupes nécessaire pour garder les places, garantir le plat pays de la course des ennemis. }
20 de faire passer sur le Rhin, la plus grande partie de l’armée de la Moselle et de la mettre à la disposition des généraux Custine et Biron qui agissent de concert.
30 d'y faire passer parallèlement les bataillons de nouvelle levée qui sont aujourd’hui dirigés sur Verdun, après avoir déterminé ce qu’il faut en conserver pour les frontières du Luxembourg et de la Sarre.
4° d'autoriser Biron à acheter l’entrée de Kehl au duc de Wurtemberg et l’autoriser d'offrir jusqu’à la somme de...
Prescrire : :
19 à Dumouriez d'envoyer sur le champ Beurnonville à Metz, pour y prendre le commandement de la partie des troupes qui doivent marcher à l'ennemi sous les ordres du général Custine.
20 à Kellermann, pour lui mander que les difficultés qu'il a éprouvées ont déterminé le conseil à l'appeler à Paris en lui annonçant qu'un autre officier général. (vu la nécessité que ce corps seconde les opérations de Custine et les relations du moment ne lui permettraient pas d’être à ses ordres, on donne le commandement à un autre officier général).
39 à Biron : confirmer ses bonnes dispositions, attendre sa conversation avec l’envoyé de Paris, dont il rendra compte et d'après laquelle le conseil exécutif se décidera ; enfin, qu'il continue ses vues sur Kehl et opérations et détermine la somme, laquelle il croit être autorisé à offrir.
40 à Custine pour lui faire part du tout... »
À la suite de la lecture de ce rapport, le conseil exécutif prend la délibération suivante (1) : «ayant pris connaissance de plusieures dépêches des généraux Custine, Kellermann et Riron, relativement à la marche qui devait être faite le long de la Moselle, par une partie de lParmée aux ordres de Kellermann, pour seconder les opérations commencées en Allemagne par le général Custine, ayant également pris en considération la correspondance particulière qui a eu lieu et généralement tout ce qui s’est passé entre Custine et Kellermann, ainsi que la dénonciation portée contre ce dernier par Custine à la Convention Nationale, au sujet du refus