‹ La Défense Nationale A La Fin De 1792Chapitre 158 sur 327 · Séance du conseil exécutif du 4 novembre, Aulard, I · texte numérisé non relu

Séance du conseil exécutif du 4 novembre, Aulard, I

d'exécuter cette marche nécessaire, après avoir discuté les demandes faites par les généraux Custine et Biron d’un renfort de 8.000 hommes tirés de l’armée de Kellermann et destinés à se réunir à l’armée de Custine, pour pouvoir selon un nouveau plan de campagne, suppléer à l’inexécution du premier plan, arrête les dispositions suivantes :

19 le conseil persiste dans ses résolutions précédentes et dans les ordres qui ont été donnés pour l’exécution du premier plan de campagne.

20 20.000 hommes de l’armée qui occupe actuellement le pays entre le Rhin et la Moselle et que commande le général Kellermann, sous le nom de l’armée du Centre, marcheront le plus tôt possible, pour, en exécutant le premier plan, concourir à l’expédition du général Custine. :

39 Ce corps d’armée sera commandé par le général Beurnonville, actuellement employé dans l’armée destinée à l’expédition de la Belgique, lequel sera, dans sa marche et dans toutes ses opérations, aux ordres du général Custine.

Le conseil exécutif, considérant en outre le peu de dispositions qu’a rencontré le général Kellermann pour marcher ave: les troupes qu’il commande selon les ordres qu'il a reçus, ainsi que l’opposition qui se trouve entre lui et le général Custine, arrête que le général Kellermann sera invité à se rendre à Paris pour s’expliquer sur tout ce qui s’est passé. »

Le lendemain, Pache porte ces diverses mesures à la connauissance de Custine (1). Il invite Beurnonville à gagner en hâte son. nouveau poste (2), et sur sa demande (3), lui précise ainsi sa mission (4) : prendre le commandement des troupes destinées à agir entre Moselle, Sarre et Rhin et chercher à opérer la jonction avec Custine .« Il est aux ordres de ce général, il Jui rendra compte de toutes ses dispositions et se conformera à ses vues. Il établira à cet effet, dès son arrivée à Metz, la correspondance la plus suivie avec lui. »

Pendant que l’on s’agite à Paris de sa destitution, le commandant de l’armée de la Moselle, informé de la dénonciation de Custine, proteste auprès de la Convention (5) : « Le citoyen général Custine, vient de m'envoyer copie d’une dénonciation qu'il s’est permis de faire contre moi et qu’il vous adresse. Je me flatte que la

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