‹ La Défense Nationale A La Fin De 1792Chapitre 159 sur 327 · XIV · texte numérisé non relu

XIV

Convention nationale jugera comme moi, qu’elle n’a pu être dictée que dans un accès de folie ou de vin.

… Vous devez juger, citoyen président, par les lettres et réponses que le général Custine vous a adressées, de toute l’étendue de ses connaissances militaires.

L’on me propose de continuer la campagne : je marcherai dans quatre jours avec 28 bataillons et 30 escadrons composés de 100 hommes chacun. Les citoyens commissaires Carnot et Huguenin, témoins de l’état de délabrement dans l'habillement de toute espèce de nos troupes, vous en rendront compte ; mais les moyens qu'ils ont pris depuis leur court séjour ici,me font espérer qu’à bien des égards, mes troupes seront en état de marcher (c’est ce que Je désire avec le plus grand empressement).. »

Kellermann cherche en même temps à se justifier, près du ministre et lui annonce qu’il va se mettre immédiatement en marche (1). Pache rend compte de cette décision tardive au conseil exécutif qui, « considérant que les raisons qui ont déterminé la délibération prise précédemment de mettre son corps sous la conduite d’un lieutenant général aux ordres de Custine, subsistent toujours, persiste dans cette résolution (2). »

Dans ces conditions, il ne reste plus à Kellermann qu’à venir se justifier sur place. Il quitte son armée le 7 novembre, la laissant provisoirement aux ordres de Desprez-Crassier, et gagne la capitale. Le 10, il vient se présenter au conseil exécutif (3), qui charge le ministre de la guerre, avec deux de ses collègues, d'entendre ses explications. ;

Si elles ne les convainquent pas entièrement, elles justifient cependant assez l'attitude du général, pour que Pache obtienne du conseil de lui accorder une compensation (4). Il est investi du commandement en,chef de l’armée des Alpes (5), poste laissé

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