Séance du conseil exécutif du 10 novembre, Zbid., I
4. Nous connaissons la défense d: Kellermann par son discours à la Convention du 14 novembre. Il s'y exprime en ces termes : «représentants du peuple français, le conseil exécutif m'a mandé à Paris pour lui rendre compte de mes opérations... un plan de campagne d'hiver que j'ai proposé à produit une erreur, On a cru que je voulais recevoir ce plan malgré le conseil exécutif, parce que je n’avais pas empêché une partie ds armées Prussiennes et Hessoises de se porter à Trèves et à Coblentz. Mais comment devancer 30.000 hommes au moins, qui avaient trois où quatre marches d'avance sur moi, avec une armée fatiguée à l'excès, manquant d? tout, réduite de moitié par la séparation du général Valence, qui marchait en sens opposé vers Givet. Cependant, malgré tous les obs- Lacles el sans avoir reçu les ordres positifs du conseil exécutif, j'obéissais à son plän de campagne et je marchais vers la Sarre. Pour accorder la justice avec les convenances. il m'a nommé au commandement de l’armée des Alpes. J'accepte et je parts». (Moniteur, XIV, 479).