‹ La Défense Nationale A La Fin De 1792Chapitre 163 sur 327 · Biron à Custine, 9 novembre · texte numérisé non relu

Biron à Custine, 9 novembre

manière qu’il jugera la plus utile. J’ai vu par votre correspondance mutuelle, combien vous avez mis de zèle et de patriotisme à vous concerter avec lui pour favoriser ses succès. Je compte sur la continuation du même concert. Dans tous les cas, les termes de ma lettre de ce jour et ceux que j’emploierai les suivants de ce mois avec vous, doivent mettre votre responsabilité parfaitement à couvert (1). » -

Biron ne peut plus faire d’objections ; mais prétextant qu’il ne lui reste que 5.000 hommes disponibles, il se déclare seulement hors d’état d'attaquer Kehl (2).

c) Armées des Alpes et d'Italie. — Instructions du ministre. Mauvaise impression produite par la convention du 22 octobre avec Genève ; modifications imposées par le conseil exécutif, qui manifeste l'intention de destituer définitivement Montesquiou. Opérations du général Te à Blâme du conseil exécutif pour son attitude à l'égard de

nes. -

Nous avons laissé Montesquiou terminant le 22 octobre, par une convention provisoire, le conflit avec Genève,

Pache, en prenant possession de son poste, ignore encore la tournure favorable des négociations entreprises ; aussi envoie-t-il au commandant de l’armée des Alpes (3) la lettre suivante (4). « L’attention qu’exige dela part du conseil exécutif la situation de nos affaires avec Genève et la Savoie, a nécessairement retardé les réponses à vos lettres. vos diverses propositions ont été prises dans la plus sincère considération » Il est certain qu’un siège en règle de Genève est actuellement trop long et trop difficile et qu’un simple bombardement risquerait de soulever toute la Suisse, Dans ce cas, il vaudrait encore mieux attaquer.

« Mais avant d’en venir à cette extrémité, qui ne peut être motivée justement que par une négociation qui serait offerte sans succès’aux Suisses, vous désirez être autorisé à traiter avec eux, aussi bien qu'avec Genève.

Vous verrez général... que non seulement le conseil exécutif approuve cette proposition ; mais qu’il vous autorise à traiter particulièrement avec les cantons de Berne et de Zurich...

En tous cas, il convient de prendre sans délai toutes dispositions utiles pour bombarder Genève et de pousser les préparatits

nécessaires à un siège en règle. »

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