BONE
entre Moselle et Rhin. sil l’évacue, on fera le siège d’Ehrenbreinstein. ù
Pour ‘atteindre plus certainement son but, Custine tient à
faire mettre à sa disposition toutes les forces disponibles de
. Biron (1) : «cher ami... je répète ce que je vous ai dit toujours ; un rassemblement près d’Huningue.… un rassemblement près de Strasbourg...
Le reste des troupes, au nom de la République ! envoyez-le moi, sans vous embarrasser d’établir des camps ou des cantonnements intermédiaires dans un pays vis-à-vis duquel il n’y à point de troupes et que j'ai totalement dépossédé de subsistances…. ». :
Custine ne se contente pas de voir coopérer à ses plans les armées de la Moselle et du Rhin. Il voudrait également faire mettre à sa disposition le groupe d’armées de Dumouriez : «citoyen ministre mande-t-il à Pache (2), je joins ici une quatrième lettre écrite au général Beurnonville, par laquelle vous verrez que persistant dans mon plan, j'attache toujours une grande importance à devenir maitre de Trèves; car une fois occupant Trèves et Coblentz, je ne vois pas de retraite pour les Autrichiens qui sont en Flandre, surtout si, ainsi que Je le
mande au général Dumouriez, il a la précaution de faire replier
le pont de Düsseldorf et prolonger toujours par sa droite. pour se rendre maître de la Meuse.
Si les chemins l’avaient permis et que ee renseignements qu'il a reçu ne l’eussent pas détourné du plan de suivre la Meuse, ses succès eussent été aussi complets et peut-être eussent coûté moins d'hommes en adoptant ce parti; je joins ici copie de la lettre que je lui ai écrite. Je vous invite, citoyen ministre, à l’engager dans la suite de ses opérations à serrer de plus près les ennemis par la droite, afin de les empêcher de pouvoir arriver sur la Moselle avant qu'il ne les ait joints ».
Trois jours plus tard, il insiste encore auprès du ministre (3) : «je pense ainsi que vous, qu il faut finir le Corps de Hohenlohe ; qu'il est de même nécessaire pour y parvenir que Dumouriez fasse marcher le corps du général Valence, pour prendre à revers Luxembourg; que Dumouriez lui-même soit maitre de Cologne. Alors, Trarbach et Rheinfeld pris, un corps de troupes maître de Coblentz ou le bloquant, Luxembourg aussi bloqué, je ne vois pas le plus léger inconvénient à finir la campagne par les