Custine à Pache, 22 novembre
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opérations que je vous propose » et il ajoute (1) : «j'invite le général Dumouriez par une lettre que je vous prie de lui faire parvenir, à s’emparer de Cologne le plus tôt possible, pour resserrer d'autant plus la position des Prussiens, leur rendre leurs subsistances impossibles, seul moyen par lequel nous puissions les forcer à se retirer, leur roi étant devenu enragé.… »
‘ Pache adopte pleinement les vues du commandant du groupe d’armées de l’est : «j'ai reçu, général, tous les détails que vous m'avez Communiqués Concernant la suite des opérations. Je ne saurais qu'approuver leur ensemble et leur but. J'écris. au général Beurnonville dans ce sens et je ne doute pas qu’il ne vous seconde avec zèle (2) ».
Nous avons vu que le ministre donnait en même temps ordre à Dumouriez de repousser les Autrichiens jusqu’au Rhin. Tout devait se mettre en mouvement, tout devait concourir au plan de Custime, à ce plan «digne du peuple français». Toutes les armées agiraient en même temps, elles n'avaient qu'à s’avancer et à conquérir. Quelques semaines de vigueur et le Rhin servirait de barrière à la France contre le despotisme ! (3).
Dumouriez obéit à regret. Son avant garde pénètre dans Aixla-Chapelle ; et il se tient prêt à marcher sur Düsseldorf, tandis que Valence se portera sur Cologne. Maïs au même instant, il apprend que Custine est très compromis et que Beurnonville vient d’échouer devant Trèves.
Custine se trouvait en effet, au début de novembre de plus
en plus en flèche. En face de lui, l’armée Prussienne reconstituée
était prête à prendre l'offensive et il écrivait le 10 au ministre (4) : «les lenteurs du général Kellermann inspirent à nos ennemis le projet de me faire abandonner Francfort et de me renfermer dans Mayence. Quoique je crois peu à leur fanfaronnade et à leur jactance, j’ai pensé qu’il était nécessaire pour la dignité de la nation française de marcher au devant de ceux qui se vantaient de nous faire abandonner la Franconie ».
Sur son ordre, Houchard se porte brusquement -en avant. Il bouscule à Limbourg 2 bataillons Prussiens. Custine claironne ce succès. Il a défait l'adversaire « qui se vantait déjà de le bombarder dans Mayence » ; toutefois, «la prudence ne lui permettait pas de le suivre dans les défilés du Westervald (5) ».
Malgré cet heureux coup de main, le commandant de l’armée