‹ La Défense Nationale A La Fin De 1792Chapitre 187 sur 327 · Ibid., 29 novembre · texte numérisé non relu

Ibid., 29 novembre

à vos demandes. Je fais passer 17 bataillons et 7 escadrons tirés de l’armée des Alpes à Eiron; j'espère que ce renfort le mettra en état de vous seconder puissamment ».

Quoiqu'il en soit, Custine derrière ses lignes de la Nidda ne

dispose plus de forces suffisantes (1) pour couvrir Francfort. Voyant les Prussiens menacer cette ville, il demeure agité et indécis, se demandant s’il doit ou non donner l’ordre de l’évacuer. Il n'ose s’y résoudre, par crainte de l’opinion. publique.

Le lieutenant général Van Helden, gouverneur de la place, se sent très compromis, vu la pénurie de ses moyens : une fortification en partie ruinée, 1.800 hommes de garnison, 2 pièces de canon, presque pas de munitions, une population agitée et prête à se soulever. Il réclame en vain des secours ; mais, Custine plein de crainte pour lui-même, n'ose s’affaiblir devant Brunswick et quand les Prussiens assallent Francfort, le 2 décembre, il n’a encore fait parvenir aucun renfort. I] envoie aussitôt Neuwinger avec 8.000 hommes ; mais ce dernier arrive quand l’ennemi est maïtre de la place.

Dès lors, la position de la Nidda se trouve tournée et Custine doit se résoudre à battre en retraite. Il se replie en effet, la nuit même, sur Mayence, abandonnant toute la rive droite du Rhin, sauf le faubourg de Kastel, le fort de Kôünigstein, les villages de Kostheim et de Hocheim.

Puis il met le ministre au courant de la situation (2): «Il m'a été impossible depuis quatre jours de trouver un instant pour vous rendre compte des événements multiples qui se sont succédés.

Dans la nuit du 27 au 28 novembre, j'avais eu avis, ainsi que je vous lPavais mandé, de la marche des troupes P russiennes et du projet qu'ils avaient de nous attaquer. « Il a pris aussitôt des mesures pour combattre : bien que ne disposant que de 23.000 hommes contre 35.000 Prussiens et Hessois. »

Mais le 28, il apprend qu'une forte colonne ennemie paraît descendre de Bingen et se dirige sur Francfort. Il se met aussitôt en marche pour la prendre à revers et c’est en cours de route, le 2 décembre prétend-il, qu'on l’informe de la prise de la ville, enlevée par la trahison des habitants.

1. Ordre de bataille de l’armée des Vosges au 29 novembre : 17e brigade : 3e régiment, 48° régiment, 2e et 3° bataillons des Vosges : 2e brigade : 13°, 46° régiment, 127 bataillon des Vosges, 4e du Jura; 3° brigade : 32e, 93° régiment, 2° bataillon de l1 Haute-Saône, 2° du Rhône et Loire ; 4e brigade : 570 régiment, 5° et 7° bataillons du Jura ; 5e brigade : 83e régiment, 30 bataillon du Jura, 5° de Seine et Oise ; 17€ brigade de grenadiers, 1er et 2° régiments ; 2° brigade de grenadiers, 3° et 4° régiments ; cavalerie : 2°, "119; 1926 résiments.

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