‹ La Défense Nationale A La Fin De 1792Chapitre 214 sur 327 · Pach: à Lacuée, 28 novembre · texte numérisé non relu

Pach: à Lacuée, 28 novembre

2, Pache à Chad rlos de Laclos, 23 novembre, 3. Chad rlos de Laclos à Pache, 29 novembre, 4. Ibid., 1° décembre.

1e pa Chaderlos de La:los aux commissaires de la Convention, 3 décembre, (x. De ï

6. Carnot aux membres de la Conv ntio: Nationale, 4 décembre, A. G.

qu’elle ait encore reçu contre le ministre : «je vous envoie chers collègues, diverses pièces qui prouvent évidemment ou la malveillance du ministre de la guerre, ou son impérétie absolue ou enfin qu’on ne veut pas d’armée des Pyrénées. Je pourrais vous en envoyer beaucoup d’autres, qui prouvent ou son ignorance ou son mépris profond pour les lois dont l’exécution lui est confiée ; je me borne quant à présent, à vous faire part de celles qui mettent à couvert là responsabilité morale des commissaires de la Convention, et je lui annonce cet envoi ».

Pendant que Carnot dénonce ainsi le ministre à ses collègues, Lacuée, de Toulouse, renouvelle instamment ses demandes : «nous n’avons que 4 bataillons de ligne (1), un très petit nombre de bataillons de volontaires organisés et 3 dépôts de cavalerie. J’ajouterai avec le maréchal de camp Laclos, que soit que nous restions en paix avec l'Espagne, soit que la guerre se déclare, il est cependant de l'intérêt de la République que nous ayons ici au printemps une armée de 40.000 hommes disponibles et cela est de toute impossibilité si, dans le plus court délai, nous ne recevons pas des fonds abondants, des ordres précis et si par les moyens que dans votre sagesse vous trouverez les meilleurs, vous ne fournissiez pas les moyens de lever sans recourir à vous, les difficultés sans cesse renaissantes que présente la création d’une armée placée à 200 lieues de la ville où réside le ministre de la guerre... »

Et le même jour : «la suspension du droit qu’avaient les commissaires d’ordonner les paiements, le besoin de ratification pour tous les marchés des commissaires des guerres, tout celà et mille autres petites observations dont je vous évite l’ennuyeuse énumération, me prouvent que votre intention n’est point que cette armée puisse agir et cependant vous ordonnez qu’elle soit préparée de manière qu’elle puisse agir.

Pressés d’un côté par vos lettres, de l’autre retenus par le manque d’ordres et de fonds, notre position est véritablement pénible : si la Convention vient à déclarer la guerre, vos lettres vous justifieront et nous serons ici taxés d’impéritie, peut-être de mauvaise volonté, peut-être de scélératesse, »

Dans un conseil de guerre tenu par le général Servan, quand il prend effectivement le commandement de l’armée des Pyrénées, Lacuée renouvelle ses précédentes critiques contre le décret du 145 novembre qui a privé les commissaires de leur pouvoir et les a empêchés de continuer leur rôle si utile (2). « Après. avoir

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