Pache à Dumouriez, 24 novembre, Correspondance
2. Dumouriez déclarera le 29 novembre que ce n’est pas une preuve de confiance envers lui, que de fiire accompagn r par Huguenin Westermann, qu'il avait chargé de conduire les inculpés. Correspondance, 155.
3. Huguenin à Pache, 26 novembre. « Je vous annonce que j'ai reçu le
Malus et d’'Espagnac (1), quand il apprend à son quartier général À de Saint-Trond, par le commissaire Ronsin, les événements qui viennent de se dérouler à Paris.
Sous l'empire de la plus vive indignation, il se hâte de faire connaître à Pache ce qu’il pense de sa conduite (2) et l’avertit qu’il enverra désormais à l'assemblée duplicata des lettres qu'il lui adresse ; puis il écrit sur le champ à la Convention.
«Je dénonce un crime contre la loyauté française ; je demande qu’il soit réparé et puni (3). Ce crime est contenu dans une lettre que je joins à la mienne (4). Quand j'arrivai à ! ruxelles, la caisse de l’armée ne contenait pas plus de 10.000 livres. La compagnie Masson et d'Espagnac m'a fait des avances dont j'avais grand besoin, et l’on fait mettre en état d’arrestation ceux qui sont Si utiles | :
On me peint comme entouré de fripons et d’intrigants; on déshonore sans les entendre des hommes qui ont sauvé l’armée!
J'ai lu dans le journal, la discussion qui s'est élevée à propos d’une lettre dans laquelle je demandais à être chargé seul de l'approvisionnement de l’armée; oui j'ai fait cette demande et je la fais encore ; que Cambon qui a l’air de s’effrayer de l’influence d’un général victorieux me réponde.
Dans ma campagne contre les Prussiens, je n'avais pas fait cette demande; c’est qu’alors il existait une régie. Je trouvais à la suite de l’armée tout ce qui était nécessaire aux soldats. Dans la Belgique, nous nous sommes trouvés sans magasins, sans payeurs, sans hôpitaux. Rappelez-vous ce mémoire que je présentai à l’assemblée nationale lorsque j'acceptai le ministère de la guerre.
courrier que vous m'avez dépéché, comme j'étais en chemin pour m'en re tourner avec les citoyens Malus et d'Espagnac. Ils sont restés sous la garde de l’adjudant général de l’armée de Dumouriez. Ils arriveront à Paris mercredi matin. D’après les ordres que vous me donnez et ls instructions, je reparts sans différer. Je n'ai pas besoin de vous annoncer que l’activité, la célérité, s’ront mes deux compagnes de voyage. Je ne me permets pas de vous en écrire davantag». Ce sont des faits et non des paroles qu'il vous faut. Mais avant que de finir, vous me permettréz au moins de vous remercier de ce que vous ne m'épargnez pas dans les travaux honorables de la République. C'est le mrilleure preuve que vous puissi?z me donner que vous ne doutiez réellement de mon empressement et de mon désir de me sacrifier entièrement pour ell*. En celà. je ne fais que suivre votre exemple, L'affermissement de son bonheur est la seule récompense que vous voyez pour toutes Vos peines et fatigues. Permettez-moi d'en avoir le même désir ».