Séance des comités, 5 décembre, A. N., R. 92, AF IL
4. Cependant les comités se montrent Flus favorables à son égard les jours suivants et la Convention le rend à ses fonctions, après avoir décidé le 2 janvier, qu'il. n'y avait pas lieu à iñiculpation contre lui. Avant qu'il retourne à son poste, Pache le reçoit le 13 janvier, « Il était revenu, dit Petitjean, des mauvaises impressions qu'on lui avait suggérées contre moi, et la manière franche avec laquelle il me parla me fit oublier tous les chagrins qu'il m'avait causés, » Chuquet, op. cit, IV, 154. Moniteur, NV
missaires de la Convention. Qu'en attendant, Malus demeurera en état d’arrestation (1); |
que pour d’Espagnac, le comité fera un rapport dans la huitaine et qu’en attendant les éclaircissements des commissaires de la Convention, il demeurera à Paris à la disposition de Fassemblée. »
Le 8 janvier, le comité de la guerre déclare qu’en l'absence de charges contre Malus et d’Espagnac, il estime que «s'ils sont innocents il faut les mettre en liberté (2) ».
Le 26, il décide de proposer à l’assemblée de décréter que Malus est dégagé de toute accusation et de le rendre à ses fonctions (3).
Le 28, Lecointre fait un rapport dans ce sens. Alors Cambon : «ici la justification (4) de Malus ne peut lui servir, parce que ses opérations n’ont point approvisionné nos armées. Il a passé des marchés, l’un pour du mouton à 11 sous, 1 liard la livre en numéraire. Il s’est disculpé de ce prix exorbitant, en. disant que le fournisseur n’ayant pas voulu fournir, il s’était trouvé pris au dépourvu. Mais qui nous répondra qu’un commissaire et un fournisseur ne puissent s'entendre ?
Que devait faire le commissaire ordonnateur ? Il devait poursuivre le fournisseur en indemnités au nom de la nation. Malus s’est borné à dresser un procès-verbal. Il a acheté de la farine à 45 livres le quintal, laquelle n’en valait que 30. C’est à la fermeté du ministre de la guerre que nous devons l’inexécution d’un marché aussi onéreux. Il a fait un marché de 6 florins pour lP’avoine, laquelle r’en valait que 3 1/2.
J’ai vu avec peine Dumouriez dire : un Malus sera mon commissaire ou je ne servirai plus. Moi qui ne crois pas qu’un général puisse pour prix de ses services imposer des conditions à la république, je dis : Malus tu n’as pas prouvé que tu fusses sans reproches ; je ne m’oppose pas à ce que l’on décrète qu'il n’y a pas lieu à accusation contre toi; mais je demande que tu ne sois pas rendu à des fonctions que tu as mal remplies. :
Camus : lorsque nous avons été envoyés à la Pelgique, nous y portâmes les mêmes préventions qu'avait la Convention contre Malus. Nous avons examiné ses opérations ; nous avons vu sa
1. Le 29 janvier, la Convention décrétait que Malus serait réintégré dans ses fonctions, en remplacement de son successeur Ronsin. employé dans une autre armée. Les commissaires de la Convention avaient en effet déclaré que « tous les papiers de Malus attestaient l’ordre, l’activité, un travail aussi assidu qu'heureux et facile. Moniteur, 30 janvier 1793 ; comité de la guerre, 26 janvier ; premier rapport des commissaires en Belgique, 34 Moniteur, XV, 308.
2. Comité de la guerre, séance du 8 janvier, A. N., AF IT, 14.