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Ronsin aux commissaires de la Convention, 5 décembre

6, Ibid.

magasins de l’armée, en produiraient dans le pays une quantité suffisante pour la consommation de l’armée.

J’observe en outre, qu’il est possible de se procurer dans ce pays à meilleur compte et sans frais de Pr toutes les étoffes nécessaires à J’habillement de l’armée.

Camus et Gossuin n’ont pas nie cet aveu pour signaler là situation à leurs collègues de la Convention : « la manière (1) dont nous avons été reçus par le général et les officiers de l’armée, nous a convaincus de l’avantage de la mesure que vous avez prise d’envoyer des commissaires. Tous, quelque puissent être leurs intérêts ou leurs fonctions, nous ont fait voir qu'ils attendaient avec la plus grande impatience les commissaires de la Convention... »

Ils rendent compte de la situation critique des caisses militaires (2) et insistent sur la nécessité de les pourvoir en numéraire. Les hôpitaux manquent également de tout. Quant à l’armée, ils ont visité le camp sous Laiége : « nous avons vu avec indignation.. le dénuement le plus absolu où sont les soldats de la patrie. Leur habits ne sont pour ainsi dire qu’un tissu de pièces rassemblées. La plupart n’ont ni culottes, ni vestes et il est impossible que dans cette position, ils puissent résister aux rigueurs de l'hiver. Ils n’ont pas non plus de manteaux, de manière qu'ils ne peuvent pas couvrir leurs fusils lorsqu'il pleut. Nous n’avons pas encore découvert la cause de ces maux.

Le général Dumouriez se plaint de la manière dont le ministre de la guerre correspond avec lui. Il nous a remis une lettre du ministre que nous vous envoyons » (3).

Cependant, grâce à l'impulsion énergique qu'ils donnent aux services, la situation de la trésorerie s'améliore ; le payeur a en caisse le 6, 267.000 livres en espèces et 51. 000 en assignats. Il doit recevoir le 7 des sommes considérables. On espère avoir prochainement des effets d’habillement. Pache a écrit qu'il y avait dans les magasins de Valenciennes 16.000 aunes d’étoftes pour culottes et a annoncé l'envoi de redingotes. Mais pour les lourrages, l’embarras est extrême. 11 a fallu requérir sur place tous les moyens nécessaires (4).

La Convention communique pour enquête au comité de la guerre les faits signalés par ses commissaires et le ministre est invité à s'expliquer devant lui (5). Il répond : «qu’arrivé au mi-

1. Camus et Gossuin à la Convention, 4 décembre. XIV, 693. 2. Ibid, 5 décembre,

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