‹ La Défense Nationale A La Fin De 1792Chapitre 238 sur 327 · Les commissaires de Belgique à la Convention, 8 d · texte numérisé non relu

Les commissaires de Belgique à la Convention, 8 d

304, Moniteur, XIV, 693. F4 À ete Ho :

4, Ibid, I, 306.

5, Séance du comité de la guerre du 6 décembre, A. N., R. 92, AF II, 14.

nistère dans. un moment où l’armée était doublée tout à coup et manquant (sic), quelque soin qu'il ait pris, il est très possible qu'il ait manqué beaucoup de choses ; mais que rien n’a été négligé.» Les commissaires de la trésorerie également convoqués, manifestent leur étonnement du défaut de fonds. Ils ont envoyé à l'armée au delà du nécessaire. En tous cas, ils ont expédié d’urgence des agents pour examiner la situation.

Hassenfratz soumet à son tour au comité les arguments que Pache a déjà fait valoir à la Convention. Ses assertions sont démenties par de nouvelles lettres de Gossuin et de ses collègues, signalant le dénuement total de nos troupes (1).

Le 9, le ministre est encore entendu par les comités de la guerre et des finances réunis (2), sur la situation des fournitures et les moyens qu'il a employés pour donner aux armées tout ce qui - leur est nécessaire «le citoyen ministre présente que le dénuement où se trouvaient nos armées est une suite des vices de l’ancienne administration et qu’il a fait remettre au comité de guerre, l’état des fournitures en habillement, souliers et autres objets qu'il a ordonné de faire passer aux différentes armées. Ù

Sur l’interpellation d’un des membres, le ministre répond qu'il lui serait impossible de rendre compte en ce moment de ce qui manque aux armées, parce que malgré ses différents ordres, il n’a pas encore reçu tous les renseignements qu’il a demandés * aux différents fournisseurs et aux commissaires chargés des vivres.

La discussion continue sur l’état actuel de pénurie des armées et sur les prompts moyens de les approvisionner de tout ce qui leur manque.

Après différents débats, il a été arrêté que le ministre prendrait dès aujourd’hui tous les moyens possibles de procurer des vêtements aux armées de la Belgique, et qu’il enverrait demain matin au comité, des renseignements les plus étendus sur les besoins des armées et qu’il demanderait les nouveaux moyens qu'il jugera nécessaires pour accélérer et compléter les différents approvisionnements. »

Le 11 décembre, le conseil exécutif et le comité diplomatique se joignent à la réunion (3). Fermond résume les discussions antérieures ; Lebrun est ensuite entendu; puis les comités s’ajournent au lendemain pour ouir en son rapport Camus, retour

de la Belgique.

1. Séance du comité dela guerre, 6 décembre, A. N., R. 92, AF II, 14.

Page 1