‹ La Défense Nationale A La Fin De 1792Chapitre 24 sur 327 · Séance du 19 avril 1791, Moniteur, VIII · texte numérisé non relu

Séance du 19 avril 1791, Moniteur, VIII

tés; Noailles pour disculper le sien incrimine nos diplomates :

«j'avoue franchement que j'ai peu de sollicitude sur les troubles extérieurs, Je me rappelle avec confiance que sous le despotisme, la France a su résister par le courage de ses concitoyens à toutes les puissances voisines liguées contre elle...

Pourquoi donc le ministre des affaires étrangères ne nous a-t-il pas instruit de ces mouvements ? (1) Puisque nous avons des agents, des espions, des ambassadeurs; car je confonds assez facilement tous ces mots-là, il faut que nous sachions ce qui se passe.

Le ministre de la guerre a pris toutes les mesures qui étaient en son pouvoir. la question actuelle est purement diplomatique et l’on ne saurait trop surveiller cette partie du ministère, afin que ce ne soit plus par les papiers publics ou par des lettres particulières que nous apprenions ce qui se passe aux frontières ».

En réalité, il reste encore beaucoup à faire pour nous mettre en état de repousser une attaque sérieuse ; mais il faut constater que le comité s’efforce d’y parvenir en faisant décréter succesvément (2) une série de mesures d'importance diverse : lois sur l’organisation des gardes nationales (3), sur le licenciement (4), sur la formation d’un corps de 3 à 400.000 hommes de garde nationale active (5), sur l’augmentation et le remplacement des cadres de l’état-major général (6), sur le corps des ingénieurs géographes (7), sur les mesures à prendre pour garantir la sureté extérieure du royaume (8), sur la garde de Paris (9), sur l’organisation définitive de la garde nationale (10), contre l’insubordination des troupes (11). |

Peu de temps avant la séparation de l'Assemblée Constituante, Alexandre de Lameth donne au nom du comité la mesure de Fœuvre accomplie. Il esquisse en traits rapides le tableau de

1. I1 s’agit de mouvements de tioupes autrichiennes sur le teriitoire de Porrentruy.

2. On se plaint en septembre 1791 que le comité militaire au lieu de présenter à l'assemblée l'ensemble de ses travaux et la masse des dépenses de l’armée, n'offre à ses délibérations que des parties détachées. Il résulte de cette manière de faire, que l'assemblée n’est jamais à même de connaître d'une façon précise le montant des dépenses dont elle a ordonné l'emploi, Séance du 1° septembre, 1791,

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