Séance du 22 janvier 1793, Aulard, I
2. Séance du 23 janvier, Aulard, II, 6, 3. Ibid., 24 jahWier, I, 8.
moyens et sur la force à employer dans la campagne prochaine (1).
Au 2 décembre, vous aviez contre vous 125.000 hommes effectifs; mais l’empereur et le roi de Prusse, rassemblent de nouveaux corps, les Cercles arment contre nous, l'Angleterre même et la Hollande effectuent des dispositions hostiles, l'Espagne... fait des préparatifs. Il faudra,donc cette année des efforts extraordinaires, en proportion de ceux de nos ennemis... »
Et il poursuit, justifiant indirectement le rôle de Pache à la tête du département de la gnerre. «On vous a dit que vous manquiez de tout; celà n’est pas exact quant à l’avenir. On forme partout d'immenses magasins et nous devons croire que rien n’entravera les succès de la campagne prochaine.
Nous avons eu, il est vrai, un intervalle terrible à franchir au milieu de la désorganisation complète de toutes les administrations. Nos dépenses de l’année dernière ont été faites presque en pure perte
19 parce que la scélérate prévoyance de l’ancien ministère les avait employées, sous prétexte d'établir de grands moyens de défense, à des travaux tout à fait inutiles ;
20 parce que le mouvement général et rapide qui est résulté dans toute la France et de la découverte des trahisons de la cour et de l’invasion de notre territoire, a non seulement triplé nos besoins, mais encore a occasionné aux gardes nationales des frais, des marchés, des retours que la force des circonstances a empêché de prévoir et de calculer.
Nous sommes loin de vous dissimuler l'énorme dépense qui va encore peser sur nous cette année ; mais nous pourrons annoncer à la Nation que tout sera prévu et que le conseil exécutif, de concert avec votre comité de Défense générale, fera régner partout l’ordre et l’abondance... »
Puis, il passe à l’examen des plans de campagne. «La République pouvant être attaquée au nord, à l’est, au midi et sur les côtes de l’océan, doit examiner d’abord quels sont les points sur lesquels elle peut agir avec le plus de succès, offensivement et défensivement…
Votre comité propose done, que vous devez garder la défensive à l’est et au midi, à moins que les circonstances qui varient en décident autrement.
Il en résulte que conservera les deux armées agissant contre le Piémont, l’une en Savoie, l’autre dans le comté de Nice et qu’elles comprendront un total de 40.000 hommes.
On opposera trois armées à l’Espagne, une sous Perpignan