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Patriote français du 9 févricr

à la nation, quand il se présente devant les représentants en bottes et le fouet à la main. Si trop de réserve inspire des défiances, trop de familiarité à droit de déplaire. » Néanmoins cette fois l’exéeutif triomphe et le projet du comité est ajourné.

Triomphe éphémère ! t ientôt les dénonciations pleuvent:‘ia garnison de Lille (1), la municipalité de Rennes (2), le régiment d’'Ernest (3), provoquent tour à tour des enquêtes contre Narbonne, toutes confiées au comité militaire.

Le ministre perd la maitrise de soi, il joue moins serré, il s’oublie même jusqu’à adresser à l'assemblée des paroles blessantes (4). La cour, fatiguée de son zèle, en profite pour le remercier.

En fin de compte, force reste au comité; mais on peut mesurer la valeur de l'adversaire qu'il a pu vaincre, en constatant jusqu’à quel point le ministre était populaire dans l’assemblée ; puisque un mois encore après sa chute, saisie d’une enquête sur des marchés passés par l’ancien chef du département de la guerre, elle refusait d'admettre les conclusions défavorables de son comité (5).

Mais voici la guerre. Il va falloir affronter sa redoutable épreuve. Le comité de la Législative pour se mettre à la hauteur des événements, s'attache avant tout à l’organisation des nouvelles levées.

Il ne peut cependant négliger certaines questions également: pressantes et d’un intérêt élevé; car elles touchent aux principes mêmes de la société nouvelle. Telle est celle des tribunaux militaires. Dumas rapporteur du projet, en souligne toute l’importance : « peut-être serait-il nécessaire d'éclairer aujourd’hui l'opinion publique sur la différente nature des fonctions et sur la responsabilité des divers agents du pouvoir exécutif pendant la guerre ; du ministre qui doit résoudre le plan général et le système de guerre, du général qui doit résoudre et diriger le détail de toutes les opérations, dont lui seul peut juger les avantages et l'opportunité. (6) ».

De cette question en effet, l'opinion publique s'empare. Le Défenseur de la Constitution en profite pour faire le procès de Pancien comité, celui de la Constituante (7). Comme l’on n’est

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