‹ La Défense Nationale A La Fin De 1792Chapitre 49 sur 327 · Séance du 28 janvier 1793, Monileur, XV · texte numérisé non relu

Séance du 28 janvier 1793, Monileur, XV

pour restaurer la monarchie. Il faut également éviter d’avoir un ministère morcelé ou tout puissant; donc le rattacher non plus au conseil ; mais directement à la Convention à laquelle il devrait répondre de l’exécution des lois.

Il serait dangereux de créer un directeur et un administrateur général adjoints, parce que la responsabilité s’affaiblit et s’égare sur plusieurs têtes.

Ce discours produit une impression profonde. Si Jean Debry soutient encore le projet Siéyès, Fabre d’Eglantine et Buzot ne veulent même plus d’un économat national.

La discussion se prolonge les jours suivants. Le 30 (1), Lamarque et Barbaroux présentent des objections. Salles fait à son tour une critique très applaudie de Siéyès, qui obtient les honneurs de la scéance et l’éloge unanime des journaux.

Le lendemain (2), Brulard, dit Sillery, déclare que quelque soit le civisme, la probité et les lumières du ministre actuel, on ne peut se dissimuler que ses fonctions lui sont absolument étrangères et que ses coopérateurs manquent des connaissances nécessaires. Il propose de hâter la solution à intervenir et comme le dit Roederer dans le journal de Paris (3) : « si nous devions entrer en campagne dans 18 mois, J'adopterai le projet Siéyès ; mais il faut y être dans dix-huit jours et un ministre patriote et éclairé peut seul nous sauver. »

Tel est réellement l’avis de tous, quand Barère présente le 2 février un projet net et concis (4), qui emporte la conviction de ses collègues. Ceux-ci, adoptant ses vues (5), décrètent la nouvelle organisation du ministère de la guerre (6).

La loi porte :. 1° Le ministre de la guerre actuel sera changé.

20 II y aura un seul ministre de la guerre.

3° Ce ministre disposera de 6 adjoints travaillant avec lui dans les divisions suivantes.

4° Le premier adjoint sera chargé des approvisionnements et soldes de l’armée de ligne, des volontaires nationaux, de la gendarmerie nationale, des compagnies de vétérans et des invalides ; du traitement des ofliciers généraux, aides de camp, adjudants généraux, commissaires des guerres, adjudants de place et employés de toute espèce, à la réserve de ce qui concerne l'artillerie et le génie.

Le deuxième adjoint sera chargé des masses et fournitures de

Séance du 30 janvier 1793, Moniteur, XV, 314.

Séance du 31 janvier 1793, Moniteur, XV, 329. Journal de Paris, 1793, n° XXXII.

Séance du 2 février 1793, Moniteur, XV, 352.

Séance du 6 février 1793, Moniteur, XV, 378.

Décret du 6 février 1793.

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