‹ La Défense Nationale A La Fin De 1792Chapitre 75 sur 327 · PT PT · texte numérisé non relu

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ter autant que possible les abus et les désordres (1) ». Nous verrons que tout cet effort fut inutile.

Réorganisation de la garde nationale purisienne. — La garde nationale de Paris comptait sur le papier 90.000 hommes. En fait, il ne reste guère sous les armes que ceux de ses membres qui ont fait triompher l'insurrection du 10 août, soit une dizaine de milliers de piquiers à bonnet rouge.

Ce n’est pas une troupe suffisante pour assurer Ja défense de la capitale, maintenant surtout qu'il faut pourvoir à la garde d’un camp retranché, Aussi le comité militaire et le ministre obtiennentils du législatif un décret réorganisant la garde de Paris (2) elle sera désormais divisée en 48 sections dites « sections armées », chacune comprenant un nombre de compagnies à 126 hommes proportionnel à la population.

Un commandant général, élu pour trois mois par les sectionnaires et rééligible pendant un an, sera placé à sa tête. Santerre va être bientôt investi de cette haute fonction.

Mesures diverses. — Bien que la paternité du camp sous Paris appartienne à Servan, dans cette question, comme dans celle de la réorganisation de la garde nationale, son rôle apparaît assez effacé. Il va agir davantage pour provoquer une série de dispositions ayant trait à la mobilisation de nôs forces.

Au lendemain du 10 août, l'assemblée sur la proposition de son comité militaire ou à l’instigation de Lacuée, décide la formation de nouvelles divisions de gendarmerie (3) ; envoie une partie des légions déjà existantes aux armées (4), crée des compagnies de canonniers (2), se débarrasse enfin des régiments Suisses dont Ta fidélité est douteuse (6), non sans que des réclamations ne s'élèvent en leur faveur (7).

Mais ce sont là simples mesures de détail. À partir du 20 août, quand le ministre a rejoint son poste, l'assemblée va devenir selon

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