Décret du 19 août 1792, Lois, IX
3. Décret des 12 et 16 août, Lois, IX, 224. On détermine l’organisation de 2 divisions de gendarmerie dont la levée a été décidée le 20 juillet,
4, Décret du 26 août, Lois, IX, 222. Les brigades de gendarmerie seront sur le champ réunies dans les lieux fixés par le ministre de la guerre pour être employées à renforcer les armées. :
5. Décret du 16 août; Lois, IX, 256. Les départements sont autorisés à former des compagnies de cannonniers et le conseil exécutif leur fournira les objets nécessaires à leur entretien.
6. Ils sont dissous par décret du 20 août (lois, IX, 316). Le décret constate que comme la plupart de ces régiments n’ont plus que des capitulations expirées, ils cessent d’être au service de la France. Ceux qui voudront y rester, devront être incorporés dans les régiments français.
7. Kellermann, proteste énergiquement contre cette mesure. Kellermann à Servan, 20 août 1792,
le mot de Vergniaud, un comité militaire plus qu'un corps législatif. Elle va décider successivement d’après les suggestions ou les propositions de Servan : le 27 août, la transformation en régiments de ligne des régiments coloniaux (1); le 29, l’organisation de troupes légères et de corps franes (2) ; le 30, l’augmentation du nombre des officiers généraux (3) ; le 5 septembre, la création d’une légion étrangère (4) ; puis les jours suivants de divers corps francs, régiments de hussards, etc... (5).
b) Lu grande Levée de 1792. — Malgré des résultats incontestables, cet effort reste insuflisant. C’est pourquoi le 26 août, après avoir rendu compte à l'assemblée de la capitulation de Longwy, le ministre profite de l'émotion soulevée par cette nouvelle, pour faire proposer par Cambon une levée de 30.000 hommes armés et équipés dans le département de la Seine et les départements voisins (6).
La motion est décrétée d'enthousiasme (7). Le législateur ajoute que le pouvoir exécutif « devra et fera parvenir dans le jour, à l'assemblée, le tableau des départements ou les réquisitions seront faites et du nombre d'hommes que chacun d’eux sera tenu de fournir. Il indiquera pareïillement dans le jour, le lieu où la réunion devra se faire. Le pouvoir exécutif est autorisé à faire toutes les réquisitions nécessaires pour les’ additions de forces qu'il jugera convenables. « En outre, douze commissaires pris dans le sein du législatif, sont nommés pour se rendre dans les départements où doit avoir lieu la réquisition, pour en hâter et surveiller l’exécution. |
Le lendemain, Vergniaud qui craint que cette désignation de commissaires ne nuise à l'indépendance de l'exécutif, seul responsable de l’exécution de ces mesures, prend la parole : « une ville
1. Loi du 27 août 1792. Le régiment de Port au Prince, forme le 119® régiment, ceux de la Guadeloupe et Martinique le 109°, Moniteur. XIV,
2. Décrets des 29 août et 2 septembre, On organise 2 compagnies à cheval avec des volontaires de Versailles équipés, harnachés et montés avec les ressources tirées du château ; on RAA à Paris et à Lille 2 corps de « hussards de la Liberté ». Moniteur, XIV, 568.
3. Décret du 30 août, Lois, X, 19. Le nombre des lieutenants généraux est porté de 42 à 50, celui des maréchaux de camp de 84 à 100 ; celui des adjudants généraux de 33 à 40,
4, Décret du 5 septembre, Cette légion prend le nom de légion « des Germains » et comprend 3.000 hommes et 1.000 chevaux. L'assemblée avait déjà décidé le 26 août la formation d’une légion « des Vandales » avec les déserteurs prussiens, XIII, 627.
5. Décrets des 2, 9 et 10 septembre, organisant des compagnies franches, des « chasseurs bons tireurs », des « hussards braconniers », Moni- LEUT EN DLL, 1601,