‹ La Défense Nationale A La Fin De 1792Chapitre 78 sur 327 · Séance du conseil du 28 août, A. N., À. F. IL. I · texte numérisé non relu

Séance du conseil du 28 août, A. N., À. F. IL. I

3. Extrait du registre dz:s délibérations du conseil exécutif du 29 août 1792:

4 Les 12 commissaires du législatif sont :

Merlin, Legendre, Jean Debry envoyés dans la Somme, l'Oise et l'Aisne (Moniteur, p. 1102) ; Albitte et Lecointre dans l'Eure, la Seine-Inférieure, le Calvados, l'Eure-et-Loir, la Seine-et-Oise (Moniteur, p. 1079) ; Gossuin, Duhem et Sallengros à l’armée du Nord et dans les départements circumvoisins (Moniteur, p. 1108); Broussonet, Crublier d'Obterre et Beaupuy à l’armée de Lückner et dans les provinces de l’ouest ; Richard dans l’Indrcet-Loire. ;

Ces commissaires remplacent par décret du 28 août, ceux qui nommés le 10 ont été rappelés le 26 pour ne plus entraver la marche de l'exécutif. Ils sont chargés d'accord avec ce dernier de l'application du décret du 27 août -ordonnant la levée de 30.000 hommes.

Les 30 commissaires de l'exécutif nommés à la suite du décret du 27 août et pour son application, comprennent notamment : Fréron envoyé à Metz et dans la Moselle, Momoro dans le Calvados et l’Eure-et-Loir, Mallet et Dubois dans la Loire-Inférieure, Bounement dans l’Eure-et- Loir, Parrain et Cachart dans la Seine-Inférieure et l'Oise, Clémence dans les départements de l'Est, Morin, Choderlos de Laclos à l’armée de Lückner Hion, Brochet et Gonard à Châlons-sur-Marne et départements voisins.

Il convient de noter que la Commune de Paris décide le 3 septembre, par délibération du corps municipal, d’adjoindre 24 commissaires aux précédents. La liste en est dressée par Hébert, Darnaudry et Jolly, et approuvée par le conseil exécutif. Ces municipaux reçoivent une commission de ce dernier et un passeport de la Commune. Ce sont : Huguenin et Michaud pour les départements du sud-est, Soulèse t Darnaudry pour ceux dusud-ouest, Martin et Daujon pour l'Yonne, la Haute-Marne, la Haute-Saône, Crosne et Laborie à l’armée du Rhin, Goliau et Cellier pour la Normandie, Xavier Audouin et Loiseau Grandmaison pour les 2 Sèvres et la Vendée, Haron, Romain, Sigaut pour la Meurthe, Chartrey, Michel pour la Saône et-Loire, le Rhône-et-Loire et l'Ain, Legray, Jamon pour la Somme, le Pas-de-Calais et le Nord, Félix, Bochon, pour l’ Eure-et-Loir, la Sathe, l’Ille-et-Vilaine,

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Grâce à ces mesures, Servan va obtenir en quelques jours des résultats surprenants. Paris donne l’exemple. La garde nationale fournit immédiatement 5.009 volontaires, puis du 3 au 15 septembre environ 13.000 autres, sans compter les gendarmes et canonniers (1). a moyenne des départs atteints 1.800 hommes par jour (2).

Il convient d'expliquer comment on peut réaliser un enrôlement aussi considérable. «Chaque section s’occupait de former ses compagnies, on s’enquérait des hommes qui habitaient le quartier, de leur position, de leurs qualités physiques, de leur habileté, et lorsqu'on trouvait quelqu'un sans biens, sans intérêts autres que le sien pour rester dans la capitale, on le sollicitait, on le pressait de s'engager. L’un lui donnait son habit, un autre ses armes; beaucoup d’ailléurs s’offraient volontairement. Ce fût ainsi qu’en un mois on forma une armée. » (3).

Mais cette grande levée devait donner une force plus apparente que réelle ; elle ne put s'organiser à temps pour jouer un rôle actif dans la guerre. Volontaires et fédérés sont bien dirigés en hâte sur les 4 grands camps de Meaux, Soissons, Reims, Châlons ; mais ils sont insuffisamment armés, mal équipés, peu ou point instruits. |

A Châlons en particulier, les volontaires affluent. Le camp n'avait été prévu que pour contenir environ 12.000 hommes et ce sont près de 20.000 rationnaires qui arrivent, rien que de Paris,avant le 15 septembre, suivis iusqu’au 25 de plus de 23.000 autres.

En vain Choderlos de Laclos, puis ensuite Labourdonnaye, font-ils tous leurs efforts pour organiser cette multitude. Ils doivent prier le ministre de suspendre les départs de Paris, pour leur permettre d'établir un embryon d'organisation, et d’assurer la discipline (4).

Servan ne se fait guère d'illusions sur la possibilité d’une utilisation immédiate de ces masses ; mais il estime que la guerre n'est pas près de finir et il entend la poursuivre jusqu’au bout (5). Il faut disposer à cet ellet de réserves fraiches, pour pouvoir y puiser au fur et à mesure des besoins.

Paris pour la Moselle, Dufour pour le Calvados, Billaud-Varennes au camp de Châlons, Franchet.

Les pouvoirs de ces municipaux nous sont indiqués par la commission et le passeport de Billaud Varennes.

Cf. Mortimer Ternaux, op. cit, IV, 429, 438.

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