SerVan à Dumouriez, 3, 4, 8 septembre
4, Dumouriez à Servan, 6 septembre.
des défilés d’Argonne ; elle doit suspendre sa marche en avant pour combattre les français qui menacent son flanc.
Dumouriez est prêt à accepter la bataille ; ear il compte recevoir incessamment les renforts de Beurnonville et de Kellermann. Le 18 septembre en effet, ces deux généraux sont à quelques lieues à peine. « L’avance des ennemis est formidable, écrit Dumouriez à Servan (1); mais je n’avais jusqu’à présent qu’une poignée de monde ; il n’y a plus rien à craindre, je suis égal en forces. Notre affaire est sûre, depuis que la jonction est assurée et presque faite. »
. d) La jonction. Arrivée de Beurnonville et forces qu'il amène. Marche de Kellermann. Servan l’oblige à se réunir à Dumouriez. Bataille de Valmy. Appréciation générale du rôle de Servan pendant ces opéra tions.
C’est avec raison que Dumouriez prétend le 18 que la jonction est virtuellement faite. Le lendemain même, il est rejoint par Beurnonville et Kellermann.
Beurnonville mène au secours de son chef, des éléments tirés de l’armée du Nord. Il à fallu toute l'autorité de Servan pour décider Dumouriez à les appeler ; car toujours hanté par ses projets sur le Brabant, il ne voulait pas dégarnir la frontière de Belgique. Le ministre a dû le convaincre que le sort du pays se jouait en Champagne, et qu’en Flandre les Autrichiens se contenteraient de « parader (2) ».
Beurnonville réunit à Avesnes le 10 septembre deux divisions d'excellentes troupes (3), fortes d'environ 10.000 hommes (4), et se met en route incontinent. Il est le 13 à Rethel, le 16 à Auve. Là, apprenant la retraite de Dumouriez et craignant de se voir coupé, il reeule sur la Cheppe et Châlons.
Mais 1l reçoit exprès sur exprès, qui lui enjoignent de rejoindre en toute hâte vers Sainte-Menehould. Après avoir donné à ses troupes vingt-quatre heures de repos, il regagne Auve le 18 septembre et entre le 19 au camp de Braux, en liaison avec l’armée des Ardennes. Grâce à ce renfort, celle-ci compte désormais