vouldroy
1. Ce quelqu'un est Sibilet (II, vi, f* 57 r*) : « ... Que tu imites à pied levé Saingelais es [odes] françoiscs, qui en est autheur tant dous que divin. »
2. Sur le sens de celte épilhète, v. plus haut, p. 96, n. 1 el p. i02, n. i.
3. Du Bella^ reviendra sur les mêmes idées, II, i. 4H : «Je scav que beaucoup me reprendront, qui ay osé le premier des Francoys introduyre quasi comme une nouvelle poésie, ou ne se tiendront plainement satisfaictz, tant pour la breveté dont j'ay voulu user, que pour la diversité des espris, dont les uns treuvent bon ce que les autres treuvent mauvais. Marot me plaist ( dit quelqu'un ) , pour ce qu'il est facile et ne s'eloingne point de la commune manière de parler : Heroët (dit quelque autre), pour ce que tous ses vers sont doctes, graves et elabourez : les autres d'un autre se délectent. Quand à moy, telle superstition ne m*a point retiré de mon entreprinse, pour ce que j'ay tousjours estimé notre poésie francoyse estre capable de quelque plus hault et meilleur style que celuy dont nous sommes si longuement contentez. » — Ailleurs encore, II, n, 487 : « Quand à moy, si j'etoy enquis de ce que me semble de notz meilleurs poëtes francoys..., je repondroy' qu'ilz ont bien écrit, qu'ilz ont illustré notre langue, que la France leur est obligée : mais aussi diroy-je bien qu'on pouroit trouver en notre langue (si quelque scavant homme y vouloil mettre la main ) une forme de poésie beaucoup plus exquise, la quele il faudroit chercher en ces vieux Grecz et Latins, non point es aucteurs francoys : pour ce qu'en ceux cy on ne scauroit prendre que bien peu, comme la peau et la couleur, en ceux la on peut
feust si riche d'exemples ^ domestiques, que n'eussions besoing d'avoir recours aux étrangers. Mais si Virgile et Ciceron se feussent contentez d'immiter ceux de leur langue, qu'auront 2 les Latins outre Ennie ^ ou Lucrèce, outre Crasse ou Antoyne^?