Pour le sens de ce mot, v. plus haut, p. 403. n. C
4. Pour curieux = soigné, cf. curieusement, p. 48, n. 4 et p. 112, n. 1.
5. Nouvel ordre d'idées. Du Bellay fait valoir contre les ennemis de la langue française ce qu'elle a d'harmonieux et de naturellement doux. Il n'est pas superflu de noter que c'est la seule qualité positive qu'il lui reconnaisse présentement, les autres n'existant pour lui qu'en espérance.
6. On pourra rapprocher la déclaration de Jacques de Beaune dans sa lettre « au seigneur Camille » ( 1548 ), publiée par M. Emile Roy : « Quand à moy, me plaira la langue qui ha grâce à exprimer ce qu'elle veult dire, encores quelle soit plus prolixe... Et en ce la nostre vulgaire me semble bien avoir autant de grâce en beaucoup de choses que la latine ou grecque, et ne fusse qu'en ses parolles assemblées avec plus grand doulceur de voielles etconsonnantes que la mesme latine... » [Rev. dhist. litt. de la Fr., 4895, p. 243.)
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usons du prescripl ^ de Nature, qui pour parler nous a seulement donné la langue \ Nous ne vomissons pas notz paroles de Testommac, comme les yvroingnes : nous ne les étranglons pas de la gorge, comme les grenoilles : nous ne les découpons pas dedans le palat ^, comme les oyzeaux : nous ne les siflons pas des lèvres, comme les serpens. Si en telles manières de parler gist la douceur des langues, je confesse que la nostre est.